B, manderoit. — » CDE omettent qui ère
341. — » A, e/ au lieu de que il. — * B, etc» au miex. — * F, guerpirent,,.. garnirent.... aUreni au secors, au lieu de guerpissent ... garnissent... venissent secoure.
343. — • AE, et la guerpissent; B, que il guerpirent; C, ke il le guerpesissent ; D, si le gUerpésissent ; F, quUl la guerpissent.
343. — • C, il estoient tout parti en la terre; D) la terre s'en partait toute; E, se partoit toutte.
LES CROISÉS RÉUNISSENT LEURS FORCES. 2o3
LXXVI. Les croisés d*outre le Bras sont rappelés pour marcher sur Andrinople; expédition de GeofiGroi de Ville- Hardouin.
340. Alors Tempereur Baudouin et le doge de Venise et le comte Louis tinrent conseil^ et virent qu'ils perdaient toute la terre. Et tel fut leur conseil que Tempereur manda à son frère Henri^ qui était à r Andremite, qu^il laissât tout ce qu'il y avait conquis, et le vînt secourir.
341. Le comte Louis envoya de son côté à Payen d'Orléans et à Pierre de Bracieux, qui étaient à Lupaire, et à tous les gens qui étaient avec eux, pour qu'ils laissassent toute la conquête, excepté seulement l'Espigal qui était situé sur la mer; et y missent garnison avec le moins de gens qu'ils pourraient, et que les autres le vinssent secourir.
342. L'empereur manda à Macaire de Sainte-Menehould et à Matthieu de Walincourt et à Robert de Ronsoi, qui avaient bien cent chevaliers avec eux et étaient à Nicomie, de la laisser et de venir le secourir.
343. Par le commandement de l'empereur Baudouin, Geoffroi de Ville-Hardouin, le maréchal de Romanie et de Champagne, sortit de Constandnople, et Manassès de l'Isle aussi, avec autant de gens qu'ils en purent avoir; et ce fut bien peu, car tout le pays se perdait. Et ils chevauchèrent jusqu'à la cité du Churlot, qui était à trois journées de Constantinople. Là ils trouvèrent Guillaume de Blanvel, et ceux qui étaient avec lui, qui avaient grand'peur ; et alors ils furent bien rassurés. Ils séjournèrent là pendant quatre jours. L'emptreur Baudouin renvoya, après GeoSroi le maréchal, tout ce qu'il put avoir de gens à mesure qu'ils venaient, si bien qu'il advint au quatrième jour qu'ils eurent quatre-vingts chevaliers au Churlot.
344. Et alors Geofiroi le maréchal partit, et Manassès de l'Isle et
— * A, Braiecuel; h, Blanvel; C, Blaquel; D, Blaqne: E, Biaupeoir; F» Breviel; Q, Brachuel. — 3 ABF omettent tout ensi, etc. En outre B altère le sens en ajoutant après le maresckat les mots pour amener. F reproduit en d'autres termes le même contre-sens : U empereres Baudoin» renroia après Gif roi le mareschal de Ckampaigne, quUl venist à lui à quanquHl porroit avoir 4^ gent, —4 AB, et tant que vint ; C, tant vinrent bien ; D» tant que che vint; E, tant que il vint; F, 'tant Jirent. »
risle et lor genz ; et chevauchierent avant, et vindrent * à la cité d'Archadiople; si se hebergierent enz. Enqui sejornerent un jor et d'enqui murent, si s'en alerent * à une aitre cité que on apele Burgarofle. Et li Grieu Forent vuidie; si se hebergierent dedenz. L'endemain chevauchierent à une cité que on apele Nequise % qui ère mult bêle et mult ferme, et mult bien garnie de toz biens. Et troverent que li Grieu Torent guerpie, et s'en erent tuit aie à Andrenople. Et celé citez ère* à neuf liues françoises près d' Andrenople; et tote* la grans plentez des Grex ère à Andrenople'. Et fu tels lor consek qu'il attendroient iqui Tempereor Baudoin.
345. Or conte li livres une grant mervoille : que Reniers de Trit qui ère â Finépople, bien neuf jomées loing de G)stantinoble, et avoit bien six vins chevaliers avec lui, que Reniers ses fils le guerpi^ et Giles ses frères, et Jaques de Bondies * qui ère ses niés, et Achars de Verdun * qui avoit sa file. Et li tolirent bien trente de ses chevaliers'; et s'en cuidoient venir en Constantinoble; et l'avoient laissié en si grant péril, com vos oez. Si troverent la terre révélée encontre els, et furent* desconfit l si les pristrent li Grieu qui puis les rendirent le roi de Blaquie, qui puis après lor fist les testes trenchier. Et sachiez que mult furent petit plaint de la gent, porce qu'il avoieot si mespris vers celui cui il i:e le • deussent mie faire *.
346. Et quant li autre chevalier * Renier de Trit virent ce, qui si près ne lui estoient mie cum cil qui aie s'en estoient, si en * dotèrent mains la honte; si le guerpirent bien quatre vins chevalier tuit ensemble, et s'en alerent par une autre voie. Et Reniers de Trit remest entre les Griex à pou de gent; que il n'avoit mie plus de quinze • che-
344. — 1 CDE omettent avant et vindrent; B omet et vindrent, — ' B, s^en vindrent et ovakrenL — * Q Enquise; B, Equtse qui estait moult bêle et moult riche et moult bien fermée,—^ A omet eir. — » CE, treize; D, dou{e; ABG, neuf; F omet et celé cite{ jusqu'à Andrenople. — • B, ef en tout tans. — ' G, et s'en estoient aie à Andrenople oit tuit li autre Grec dou *paU estoient assamblé. «