ON MARCHE CONTRE L^ENNEMI
527. Et Tempereur Henri va parlant à ses gens de rang en rang^ et disant : <c Seigneurs^ je vous prie tous généralement que vous soyez « aujourd'hui des frères les uns pour les autres; et si par quelque mé- <c saventure^ il y a entre vous haine ou colère, que tout soit mutuellece ment pardonné. Et ne vous effrayez pas^ mais soyez bien hardis et « tout assurés ; car nous les vaincrons aujourd'hui, s'il plaît à Dieu. » Et ils répondirent que le conseil en était pris, car il ne serait question de couardise ni en parole ni en pensée. Que vous dirais-je ? Par l'exhortation du bon empereur Henri, et aussi parce que chacun était confessé selon son pouvoir et communié, chacun était jaloux et désireux de vaincre ses ennemis.