DÉFI DES CROISÉS
homme. Et i^empereur les menait en demandant répit^ et ne tenait rien qu'il leur eût promis; si bien qu'ils virent et connurent clairement qu'il ne cherchait rien sinon le mal.
2 1 o. Alors les barons de Parmée tinrent un parlement^ avec, le doge de Venise; et dirent qu'ils reconnaissaient que l'empereur ne leur tiendrait aucune convention^ et qu'il ne leur disait jamais la vérité; qu'ils envoyassent donc de bons messagers pour requérir qu'il leur tînt parole, et pour représenter le service qu'ils lui avaient rendu ; et s'il le voulait bien faire, qu'on l'acceptât; et s'il ne le voulait pas faire, qu'on le défiât de par eux, et qu'on lui dît bien qu'ils poursuivraient leurs droits ainsi qu'ils pourraient.