‹ Conquête de ConstantinopleChapitre 219 sur 326 · D, li. — se, me requièrent · texte numérisé non relu

D, li. — se, me requièrent

592. — 1 C, autrement nous sommes tout. — 2 c ajoute qui nous doie venir. — 3C, sans viande ne autre secours. — 4 C ajoute defain et de meschief. — "C ajoute jmî- mile manière. — 6 C rejette et d'autre part au commencement de la phrase suivante. — ? C omet et otriier. — 8 c, devons

l'empereur SE RÉSIGNE. 36l

lui ont dit toutes les réponses et toutes les demandes que les Lombards leur avaient faites. Quand l'empereur ouït cela, s'il en fut triste, cela n'est pas à demander. Alors il dit aux messagers : « Certes, sei- « gneurs, ils me demandent une bien grande injustice, comme vous- « mêmes le savez bien; et s'il plaît à Dieu, nous ne le ferons pas. Or « est-il qu'ils sont là dedans en grande aise et en grand déduit ; « et parce qu'ils savent que je suis en si grande détresse, ils veulent « que je renonce à toute cette terre. Pour Dieu ! comment le ferais-je « et comment m'y pourrais-je décider?

592. « — Sire, pour Dieu! vous le ferez, disent ses hommes, ou « sinon nous voici tous morts et honnis ; car il fait un temps bien dur « et bien cruel, comme vous-même le voyez et le sentez. Et d'autre « part, nous n'avons pas de quoi manger, et nous n'attendons dese- « cours de nulle part. Si nous sommes ici seulement cinq jours sans « autre secours de vivres, ce sera une grande merveille si nous ne « sommes tous morts ; car nous n'aurons d'eux aucun confort. Et « d'autre part, nous sommes ici comme prisonniers. S'ils nous font « faire et octroyer de force chose que nous ne devions pas, au nom « de Dieu les ciseaux paissent le pré, et on doit beaucoup faire pour « sortir hors de prison. Et nous ne ferions pas pour cela chose dé- « loyale, de requérir ensuite notre droit, fût-ce aujourd'hui ou de- « main, si nous en pouvions avoir l'occasion. Procurez- vous donc « promptement des messagers qui sachent bien remplir ce message. »

593. Après tout cela, l'empereur, qui était merveilleusement triste et courroucé, fit sa réponse et dit : « Seigneurs, fait-il tout en pleu- « rant, je puis avoir en moi-même bien grand deuil et bien grand dé- « pit, quand les Lombards m'ont emprisonné, ainsi que vous pouvez « voir, et par-dessus tout qu'ils me requièrent de leur laisser Estives « tout quittement, et Négrepont, et toute la terre qui est depuis « Duras jusques à Macré. Et ce qu'ils me demandent, tient bien vingt « grandes journées ou plus.

faire far raison ne otriier. — 9 C ajoute et pour sa vie sauver. — 10 C ajoute et en lieu. — H CEF, atirès.

593. — 1 C, dist tout en plourant. biau signeur, fait il, par foi ; F, corne cil qui merveilleusement estoit iriés : Seigneur, fel-il, tout, sans ajouter en plourant.

594. « Et por chou ke il m'ont ore en lor destroit, si me convenra « par forche ' et par le destreche ke il me font, ke jou leur otroieleur « volenté. Ke vaut chou? Je lor otroi, por chou ke- jou sui en lor « prison. Mais jà por voir, se Diu plaist 3, ne le tenront 4. — Sire, « dient li archevesque et li evesque de l'ost, nous vos assaurrons de « tout le mesfait, et en prenderons le pechié sor nous. »

5q5. Lors apiela li empereres Cuenon de Biethune por cest message furnir, et Ansiel de Chaeu ; et lor encarga le message si ke il voloit ke il fust dis, et lor dis : « Segnor, jou juerrai tous premiers, « et mi baron ' apriès moi, ke toutes les convenences, ensi comme il « les ont devisées, ke nous les tenrons sans nule defaute, portant ke « il soit ensi ke l'emperreis le lot '-. » Véés chi le point par coi li Lombart furent engignié 3.

5g6. Dont s'en alerent li message ' en Salenyke. Si fisent tant au conte des Blans-Dras et disent2 ke il le ramenèrent au Corthiac avoec aus. Dont le baisa li empereres et li pardonna toute maie amour3; et si jurèrent à maintenir le droit de le dame, et le droit de l'enfant tout autresi à garder'1. Et quant chou vint apriès mangier, li cuens s'en râla à Salenyke, et li empereres demoura celé nuit à Corthiac :'. Et quant che vint à l'endemain matin, li empereres commanda à quarante chevaliers ke il fussent apparellié d'aler o lui. Nequedent bien en i ot autres soissante'"' ki avoec les quarante entrèrent, maugré chiaus ki les portes gardoient. Ke vous diroie-jou? Tant en i ot7 ke chil ki conter les dévoient en pierdirent le conte s.

597. Au matin, entra li empereres * en Salenyke; et Hubiers2 li

594. — 1 C ajoutc/iii're. — - C. et pour tant sans plus que. — JC. pour cou se Dieu le consent. — * C ajoute longeaient.

595. — 1 C. et puis jureront tout li baron. — - C, sauf chou qneçousoit li greis Je l'empereis. Après le lot, F ajoute celé qui fu famé au marchis. — 3 C ajoute et decheu.

596. — 1 C ajoute ci iempereour tout droit. — 2 C omet et disent. — '■' CF ajoutent et tout son moulaient. G. cil vinrent ù Salcnikc et disent aus Lombars que H empereres estait appareillie's de faire celle convenance par si que ce fut (ce fus!) feras à la marckise. Cil qui cuidoient avoir tel pouoir $our li que elle ne deusl jà estre encontre, se tinrent bien apaié. Lors accordèrent que li

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