VII. DU VETEMENT
suandon lit le livre de la Conquête de Constantinople, il est difficile de se figurer Ville-Hardouin autrement qu'armé en guerre et tout prêt à combattre. Il en est de même de ses personnages : on en voit qui s'acquittent d'un message l'épée au côté (§ 21 1), ou qui délibèrent à cheval au milieu des champs (§ 147). Partout ce sont les habitudes guerrières qui dominent, et la vie civile n'apparaît pour ainsi dire nulle part. S'il est question de riches étoffes, de fourrures et de vêtements, c'est surtout à l'occasion du butin qui a été gagné (§ 226 et 25o), et ce n'est guère qu'à l'occasion du couronnement de Baudouin que les rudes compagnons du nouvel empereur échangèrent un instant leur costume de guerre pour des vêtements d'apparat.
Au lieu de s'arrêter à décrire ces magnificences, Ville-Hardouin, selon son usage, se contente d'un mot jeté en passant : « Or vous pouvez « savoir, dit-il, qu'il y eut mainte riche robe faite pour le couronne- « ment; et ils avaient bien de quoi (§ 261 ). » Ce mot l'obe est un de