‹ Conradin et Frédéric, tragédie en cinq actesChapitre 54 sur 61 · COUR ADIN · texte numérisé non relu

COUR ADIN

Quel est-il ?

CHARLES

De Clément désarmez la justice, Devant sa volonté que votre orgueil fléchisse; Abdiquez un pouvoir que vous avez perdu.

64 CQNRADIN ET FRÉDÉRIC.

Juste Ciel !

C O s n A D t iV> C II A B L E S.

Répondez.

L’ai-je bien entendu?

Est-ce à moi que s’adresse un semblable langage ? Crois-tu que l'infortune accable mon courage?

Moi! que j’aille, en servant tes perfides projets. Légitimer ton crime et trahir mes sujets?

Usurpateur superbe, apprends à me connaître :

Je suis roi de Sicile, et je veux toujours l’être.

CHARLES

Ainsi c’est donc en vain que je suis généreux? «T CONRADI H.

Tu n’as plus rien à dire?... Adieu.

CHARLES. v

Viens, malheureux !

Rends grâce à ma bonté qui te retient encore.

La mort te paraît douce, et ton orgueil l’implore;

Mais un ami te reste, et tu couni l’égorger.

Comment?

Tout est connu ; va, le nom de Roger Ne me dérobe plus l’ami de ton enfance;

Frédéric, qui long-temps trompa ma confiance,

En voulant te sauver, s’est découvert à moi:

Il perd celle qu’il aime ; il s’immole pour toi; *

Page 1