PARTIE m. -- CONSCIENCE DU DEVOIR. — UVRE V
ce vent, ils en écachent la pointe, et appuient tout au- « tour, plus sur le faux que sur le vrai. »
En voyant ainsi la lumière de Finspiration, qu'on Teut vainement isoler des autres lumières de Tentendementy naître, grandir, défaillir, s'éteindre avec elles, on arrive à défier de trouver l'utilité ou la possibilité de la distinguer de ces autres lumières, dont elle suit parallèlement les destinées. — L'utilité ! car si elle n*est pas plus efficace que les autres à détourner du mal, à quoi bon cette lumière de plus ? — La possibilité ! car si elle est inutile, pourquoi la supposer dans la Citation, où rien n'est inutile * ?
301 . Réfutation de V opinion qui place la connais-sance absolue des objets du devoir dans la conscience inspirée par la charité. — Ne faisons pas dire à la phrase de Cicéron ; « Natura propensi sumus ad dili- (( gendos homines, quod fundamentum juris est, » plus qu'elle n'a voulu dire ! Surtout ne mutilons pas le précepte de l'Evangile : « Aimons-nous les uns les « autres , » pour lui prêter une erreur !
Distinguons bien la charité générale éclairée qui veut le bien de tous, et la bienveillance individuelle instinctive qui nous rend miséricordieux envers chaque être considéré isolément.
302. C'est à la première que l'Evangile et Cicéron font allusion. Cette charité générale éclairée par tous les moyens d'étude, c'est la science même du devoir, comme nous le verrons dans notre second volume.