‹ Conscience et science du devoir: introduction á une explication nouvelle du Code NapoléonChapitre 211 sur 301 · PARTIE III. — CONSCIENCE DU DEVOIR. — LIVRE V · texte numérisé non relu

PARTIE III. — CONSCIENCE DU DEVOIR. — LIVRE V

de Cujas ne peut renier les trésors que Tétude des antiquités a fournis à ci^ grand romaniste.

Mais n^abusonspas même des bonnes choses ! Cujas ne se servait de l'histoire que pour arriver à mieux. De nos jours on se borne à la fouiller avec curiosité. Aussi, en croyant continuer Cujas, l'école historique s'écarte de ce jurisconsulte*. Trop « courbée sm' le passé ^, » elle conteste h la science sa mission dernière, la prévision du perfectionnement dans l'avenir. Restituons*lui cette mission.

Admettre Tautorité générale comme deraier critérium de la certitude, c'est admettre la « victoire de la Cl coutume contre l'idée, du fait contre la théorie ', « de l'instinct irréfléchi contre la raison plus médita- « tive. » Découragement trop grand! Trop grande défiance de la raison ! Le génie d'un penseur peut devancer son siècle, et, luttant avec avantage contre les traditions, démontrer les vices des institutions que l'autorité générale n'a pas encore sapées^.

*■ Pascal Duprat, journal le Droit, n"* du 7 octobre 1845.

« Id., ibid.

' Id., ibid. — Le même écrivaiii signale, dans la Revue indépendante (tome XV, livraison du 25 août 184/ii}, le lien d'affinité des doctrines contrerévolutionnaires de Savigny avec celles d*Edmond Burcke et de De Maistre.

* c Sommes-nous jetés sur la terre comme des êtres tirant toute leur vie « de ce qui n'est plus? La perfectibilité humaine n'est-elle pas en nous « aussi bien qu'elle fut en nos pères î Ne serons-nous jamais utiles qu'à la « condition de ne plus exister ? Et les morts seront-ils appelés seuls à régir « le monde ? » (Rodssel, Encyclopédie du droit. Appendice.)

su CONSCIENCE ET SOENCB DU DEVOIR.

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