Croyance à rinutilité de la même doit demander les rû
science du devoir: quiétisme sons de sa satisfaction,
dangereux. 355. Efforts nécessaires pour cher-
S5&. Une conscience satisfaite d'elle- cher la science du devoir.
3S3. Le plus fâcheux iuconyénient des systèmes que nous venons de combattre, c'est qu'ils tendent à endormir la raison. Ou nous nous trompons, ou il y a un grand danger dans ce passage d'un livre éloquent : c< Si je demande à un dépositaire pourquoi il € restitue le dépôt, il répondra: Parce que c'était « mon devoir. Si j'insiste , si je lui demande pourquoi « c'était son devoir, il saura très bien me répondre : « Parce que c'était juste, parce que c'était bien. Ar- « rivées là, toutes ses réponses s'arrêtent, mais les « questions s'arrêtent aussi * . » — En présence de ce demi-fatalisme de l'intelligence, qui se donnera la peine de méditer sur le bien^?
1 Cousin, Le Vrai, le beau, le bien, 14* leçon.
s Saint Paul (Ep. aux Corinthiens, chap. xi, vers. 14, 15) ne croit pas qu'on soit dispensé de donner les raisons des applications naturelles du devoir : « La nature elle-même, dit-il, ne nous enseigne-t-elle pas que si un < homme porte de longs che7eux,>cela lui est honteux ? Mais si une feomie « a de longs cheveux, cela lui est honorable, parce que les cheveux lui ont c été donnés pour lui servir de voile! »