‹ Conscience et science du devoir: introduction á une explication nouvelle du Code NapoléonChapitre 28 sur 301 · PARTIE PRÉUtf INAIRE. — PROLÉGOMËNBS. — LIVRE II. tft · texte numérisé non relu

PARTIE PRÉUtf INAIRE. — PROLÉGOMËNBS. — LIVRE II. tft

13. Au surplus, quand même on consentirait à mettre le mot devoir à la place du mot droit , nous ferions encore d'autres reproches aux expressions encyclopédiey méthodologie ^ philosophie 9 introdiLction à V étude du devoir.

Le mot encyclopédie est ambitieux et vague ^ Le mot méthodologie est obscur. De plus il est incomplet. 11 fait plutôt allusion au classement qu'au fond des vérités à enseigner. Du moins c'est ce qui parait résulter de la définition qu*on donne de la méthodo^ logie : (( Indication raisonnée des classifications les plus scientifiques à adopter, de l'ordre le plus con-^ venable à suivre^ des méthodes les plus convenables à employer ^. » — Le moi philosophie du devoir mér rite les mêmes reproches que le mol encyclopédie. — Enfin le mot hitroduction à l'étude du devoir semble plutôt indiquer un ensemble de notions accessoires extrinsèques 9 préparatoires à la recherche du devoir 9 que la recherche elle-même des bases du devoir.

1 4. En conséquence, et surtout dans le but de laisser entières, sans les préjuger, toutes les questions que notre sujet comporte/ il faudrait choisir un intitulé très général. — Nous aurions pu prendre celui-ci : Dir rection de la liberté par l'intelligence. Il serait de nature à être adopté par tout le monde. Il domine et

* Falck ( Coun d'introduction générale , traduit par M. Pellat) lui reproche avec raison de tromper le lecteur par un sens non conforme à son acception étymologique. Les mots èvxuxXioç «al8eCa indiquent, non pas une introduction à une science, mais l'ensemble des connaissances constituant rinstruction commune.

« Eschbach, Cours d'introduction^ avant^propos.

comprend, sous sa généralité» ce qu'on appelle droit et morale, et la subdivision du droit en positif et naturel. — Il ne contient aucun parti pris sur la possibilité d'identifier ces diverses directions en une seule, ou de les distinguer profondément par des caractères essentiels, ou de signaler seulement quelques nuances accidentelles qui les séparent. — Peut-être, toutefois, laisserait-il déjà entrevoir notre tendance à reconnaître, sous la diversité des applications, l'unité d'une seule et même science ; soit qu'elle inspire les législateurs, quand, au moment de donner des institutions aux nations, ils essaient d'en surprendre le secret dans la pensée de Dieu même ; soit que, pour le magistrat sur son siège, pour l'avocat au barreau, elle éclaire ou complète les combinaisons des lois positives obscures ou insuffisantes ; soit qu'elle dicte le conseil du prêtre dans le confessional ; ou qu'elle apparaisse dans le livre du publiciste ou dans la leçon du professeur, demandant le perfectionnement des lois existantes *. — Science de la direction de la liberté par

l'intelligence Telle est, dans son énoncé le plus

exact, la science dont nous nous pi;pposons de tracer, suivant l'expression d'Eschbach, « le centre, la cir- « conférence, les rayons et les tangentes, » en recherchant avec précision « ce qu'elle est, quels en sont les c( éléments constitutifs, les principes fondamentaux, « quels liens la rattachent aux autres sciences, et

^ « Ita complectenda in bac disputatîone tota causa universi Juris ac legum, ut hoc civile quod dicimus, ia parvum et augustum locum concludatur natur». v (Cic. Delegib,, lib. I, n" 5.)

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