‹ Conscience et science du devoir: introduction á une explication nouvelle du Code NapoléonChapitre 92 sur 301 · PARTIE M. — FOI AU DEVOIR. — LIVRE IV · texte numérisé non relu

PARTIE M. — FOI AU DEVOIR. — LIVRE IV

instant que tu es arrivé dans le lointain des âges, au jour annoncé par Bacon {transibunt dies, augebitur scientia)y où toutes les sciences que tu explores auront dît leur dernier mot. Quand tu auras forcé l'univers à te révéler toutes les lois physiques et morales» quand la souffrance et le désordre résultant de la violation de toute loi, le boqheur et l'ordre résultant de raccomplissement de toute loi se montreront sans obscurité à ton intelligence... .. Alors dis-moi, que fera la liberté? Crois-tu qu'elle osera encore hésiter entre le bien et le mal ainsi mis à découvert? S'il était possible qu'il n'y eût plus que a les nuages de nos pasce sioDs sur le soleil divin ^ , » l'action de Dieu sur cette liberté ne se montrerait-elle pas tout entière par le seul déploiement du merveilleux panorama de la vérité '?

153. Mais de cet avenir à peine entrevu, retombons dans le présent. Dans le présent, ignorance, perplexités, misères.. • Eh bien, au milieu de cet état transitoire, chaque âme passant dans ce monde n'a-t-elle rien à attendre de Dieu? Elle ne peut le croire, cai' elle souffre. Elle jette un cri verslui. Ce cri, c'est la prière. C'est la demande d'un peu de lumière pour savoir, d'un peu de force pour lutter, d'un peu de consolation pour se résigner.

Page 1