‹ Conscience et science du devoir: introduction á une explication nouvelle duChapitre 116 sur 280 · PARTIE m. — CmSCIBlfGB DU DBVOIIU — U VRB U. 4IM · texte numérisé non relu

PARTIE m. — CmSCIBlfGB DU DBVOIIU — U VRB U. 4IM

^e, soit dans une autre. Sur cette incontestable vérité, nous trouverons d'accord et les païens et les chrétiens, et les anciens et les modernes. A Texemple d'Aristote disant : u qu'être heureux et bien agir t sont une seule et même chose ^ , » Tertullien affirme « qu'on ne quitte les plaisirs que pour des plai- (( sirs plus grands. » Si , d'après Maliebranche, le désir invincible d'être heureux est le motif de ceux qui aiment Dieu, ce désir, suivant Pascal, est, sans excejh tioHy le motif de toutes les actions de Vhomme^ jusqu'à ceux qui vont se pendre *•

Nous trouvons dans Leibnilz cette définition de la science delà sagesse : « Science de la félicité ^ ; » dans Bujlamaqui , cette définition du droit : « Tout ce que (( la raison reconnaît comme un moyen sûr et abrégé u de parvenir au bonheur *. » Enfin, M. Jules Simon nous fournit cette proposition : « Je ne puis cesser, « quoi que je fasse^ de vouloir mon propre bonheur^. )y

* livres moraux adressés à Nicomaque. « Pensées.

* DtfiniHwies tikkm^-^éLk fin dn droit natttrel,diWll encore, est le bien « de ceux qui robsorvent. » (Monita ipiizdam ad Puffendorfjfii prmdfna.

* Bacon a dit aussi dans ses aphorismes : « Unis et scopus quem loges « Itttneri, atque ad qnend jussiones et Banetidnes tuas dirigere debent, non « alius est quam ut dves felicHer degant. Id flet, si pietate et reli^ne « recte instituti, moribus honesti, armis adversus hostes extemos tuti, ^ legum auxifio adversua seditionet^ et privatM injurias Buaiti, imperie et • magistratibus obsequentes, copiis et opibus locupletes et florentes fuerint. t Harum autem rerum instrumenta et nervi sunt leges. »

4M CONSaENCE BT SCIENCE W DBVCMR.

II. -^COlIBllOOpit DB ClvéX BB L*iTRB BT DB >80N BUT, AVBC VmiE DB LA

PLURALITé DES ÊT|IES.

« lialoL... naitiiréU6atLB6l)ontinaiiiTetle,c*cst4-diie « Bne Tertn propre et interne de procurer l'avantage « du genre humain. •

(PuFFENDORFF, DfoU dô la natwc et des gens, ' Ut. I,chap. yî,% 18.)

200. Pluralité des êtres , tendant à leur conservation et à leur perfectianneonent, c'est-à-dire à leur bonheur.

200. A côté de l'idée nécessaire d'être et de but, se place l'idée de pluralité. En même temps que chacun de nous se met à la recherche de son but, il voit d^autres existences, dont il a reconnu la juxta-positîon, rechercher aussi leur but S'il est convaincu que sa destination est de tendre à son souverain bien, il est nécessairement convaincu de même que la destination des autres est de tendre à leur souverain bien. — Fiçhte a dit avec raison * : <x L'homme ne peut c< se concevoir comme un être raisonnable qu'autant « qu'il s'attribue une causalité libre. Il ne peut s'at- « tribuer cette causalité qu'autant qu'il l'attribue à ce d'autres êtres, dont un certain nombre lui appâte raissént doués dé raison ainsi que lui. Dès lors il «faut qu^îl se reconnaisse, avec ces derniers, dans a yn certain rapport, rapport de droit en vertu duce quel il limite sa propre liberté par celle d^autrui. »

s Flchte, cité par Ténnemann IMauuel de Vhistoire de la phUosephée^ S 396).

parub m. — coNsaENCE du devoir. — livre il 193

m. ^- MOYEN POUR TOCS LES ÊTRES D*ARRIVER A LEUR BUT. CONCOURS RÉCI- PROQUE DE CHACUN d'eux CHERCHANT SON BUT, AVEC LES AUTRES CHERCHANT LEUR BUT.

« Nihil tam natnrale est quam hominem homini « benefacere. » (Papinibn).

• Nons sommes nés pour nons aider les uns les au- «^res, comme les pieds, les mains, les paupières, les

« doigts. (MAHOAURiLB).

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