‹ Conscience et science du devoir: introduction á une explication nouvelle duChapitre 126 sur 280 · PARTIE m. — CONSCIBNGB DU DEVOIR. ^ UVBB H, t · texte numérisé non relu

PARTIE m. — CONSCIBNGB DU DEVOIR. ^ UVBB H, t

rîeure est rationnelle. Beaucoup de personnes se contentent de reconnaître la vérité de cette proposition r ipais se mettent peu en peine de la justifier. — Dire que cette sanction est juste parce qu'elle est utile ou même nécessaire pour protéger contre les méchants , c*est revenir à confondre la sanction avec la réaction de la défense contre l'attaque commencée ou possible. — Dire que cette sanction est juste parce que le bien doit être rémunéré par le bien et le mal par le mal, que cela.cc contente non seulement Tof- « fensé, mais les juges, comme une belle musique ou c< une belle arclfîtecture contente les esprits bien a faits S » c'est sans doute faire une affirmation ratifiée par la conscience, qui ne trouve rien à redire à ce qu'un coupable soit puni. Mais cette affirmation n'est encore qu'une pétition de principe. — Il reste toujours à chercher pourquoi le coupable doit être puni.

221. M. Boisseau^ répond que la légitimité de la peine a pour base le devoir d'améliorer l'auteur de l'infraction. Plein de pitié pour ceux qui ont failli, et attribuant aux imperfections de la société une part de responsabilité dans leurs fautes, il veut qu'on traite les coupables comme des malades à guérir. Destiner la peine à provoquer le repentii', et quand le

« Ldtotz, Théodicée.

« Gratins enim est menti huinanse cpnsensum in se et actibus suis obser- « vare, quam in consonantiis musicis et figuris geometricis. »

(GuMBERLAND, De Ugibus naturœ, chap. vi, S 5.)

Comparez Rossi, liv. I, chap. viii et xii. — - De Broglie, Revue françane du 5 sept. 1828.

« Des Peines (Thèse soutenue devant la faculté de Paris).

§10 coNscnaiGE kt sosmcm dd Dfsvom.

repentir est arrivé^ rendre à Thomme « son arme de a combat^ la liberté^ en lui montrant à s'en servir : » voila le résultat à obtenir. Résultat possible suivant Fauteur : a Je regarde, dîlril, c(Hnme une vérité incon* « testable qu'il n'y a pas d'homme ei mauvais , fA a dépravé qu'on le suppose, qui n'ait enfoui au fond « de rame ua sentiment d'incHiraUe douleur causé c( par sa dépravation même ^ »

222. Nous croyons que,, pour être entièrement satisÊiite, la logique a un degré à monter au dessas de celui où est arrivé M. Boisseau. Pourquoi feut-il corriger le coupable en amenant son repentir ? Voilà le dernier lûot de la question. -^ Ëh bien, le premier principe du devoir, assistance due par tout être à tout être, va nous donner la réponse en apparaissant sous sa seconde forme.

Nous l'avons annoncé, on a des droits parce qu'on a des devoirs. Si je sors de mes limites pour nuire aux autres êtres, ceux-ci trouvent, dans le devoir de se conserver pour concourir au bien-être général; le droit de me faire rentrer dans mes limites : à la condition, bien entendu, de rester dans les leurs, et de proportionner au résultat ch^ché les moyens à employer.

* M. Boisseau trouve ingénieusement, dans les transports eux-mêmes de la vengeance, un appel instinctif au repentir. Il fait remarquer que « sf le « vaincu, dans sa rage impuissaute, relève la tête sous le talon qui Técrase, « TardeuF de la vengeance ilugmente... x> Hais si le coupable répand des pleurs « qui n'ont rien de simulé, sr ce n'est point la peur qui les cause, ni « la souf&ance, mais la vraie douleur, la douleur morale, le repentir... alors « la vengeance s'arrête... parce qu'elle ne peut (et elle-même s'en étonne), « rien demander au-delà... En d'autres termes, ^st-ce donc, quand la ven- « geance frappe le corps, l'&me eU«-mèrae qu'elle cherche? »

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