‹ Conscience et science du devoir: introduction á une explication nouvelle duChapitre 130 sur 280 · PARTIE in. — C0NSC9BNG£ DU DEVOIR. — UVRE II. îit · texte numérisé non relu

PARTIE in. — C0NSC9BNG£ DU DEVOIR. — UVRE II. îit

a est enim lex et praphetm ....... Prout vultis ut

a faciant vobis hommes^ etvos facite illis similiter^...

Quod ah alio oderis fieri tibi^ vide ne tu ali--

c< quando alteri facias '. »

227. Dans les textes de saint Matthieu et de saint Luc, la règle formulée indique un rapport de similitude entre le service que vous devez rendi*e à autrui, et le service que vous attendez d'autrui. Sur quoi porte cette similitude? est-ce sur Tolget du service? est-ce sur l'intensité du désir d'obtenir ce service ? est-ce sur l'effet qu'il doit produire?

Évidemment la similitude ne porte pas sur l'objet du service à rendre. Vous aimez les spectacles et les voyages : la règle formulée ne vous enseigne pas le devoir d'entraîner au spectacle ou en voyage ceux qui n'aiment pas ce genre de distraction. — Évidemment encore la similitude ne porte pas sur l'intensité du <lésir d'obtenir le service. Vous aimez beaucoup les spectacles et les voyages : la règle formulée ne vous dit pas d'employer uniquement votre charité à mener au spectacle ou en voyage ceux qui aiment comme vous ce genre de distraction. — C'est sur l'effet du service à rendre que porte la similitude indiquée par l'Évangile. Voici comme il faut entendre la règle :

* Saint Matth. (chap. vu, § 2, vers. 12).

M. Tabbé Gratry donne ce texte dans le Compendium fiâei cathoUcœ, ajouté à la fin de son Traita de la connaissance de Dieu, — Nous citons ailleurs les autres textes de ce Compendium sur Tamourde Dieu et du prochain.

Nous croyons utile de joindre ici les textes de saint Luc et du Livre de Tobie au texte de saint Matthieu.

. * Saint Luc (chap. vi» S Ai '^^^' 31)* >

* Tobit (chap. iv, %n^ vers. 16).

91$ C0N8GIENCB ET SOEHGE DU DEVOIR.

Vos (wtions doivent avoir pour effet le bonheur d'cm* trui^ comme les actions d' autrui doivent avoir pour effet votre bonheur.

Nous disons les actions d' autrui ^% vos a^^tions^ Mais n'y a-t-il donc rien à dire des abstentions d'autrui et de vos abstentions?— -Ici, à côté des maximed de saint Luc et de saint Matthieu» ainsi résumée^ iFaiè à autrui ce que tu veux qu'on te fasse ^ Toid yemr une autre règle qu'on va répétant plus souvent encore^ savoir : Ne fais pas à autrui ce que tu ne veux pm$ qu'on te fasse! D'où vient cette seconde rè^e? Now venons de la trouver dans TÂnden Testament» au livre de Tobie * : « Quod ab alio oderis fieri iibi^ vide « ne tu aliquando alteri facias t » Mats avons-nous besoin de l'Ancien Testam^it? Le précepte du livre de Tobie n'est-il pas implicitement reproduit par saint Matthieu et surtout par saint Iaic? Dom Galmet n'en doute pas« Le moins est compris dans le plus. La charité qui prescrit de s'abstenir de nuire, s'absorbe dans la charité plds complète qui prescrit de faire ac« tivement le bien d'autrui. Le dernier mot de l'Ëvan^ gile est donc celui-ci : « Comportez-vous (dsuis vos a actions et vos abstentions) envers le prochain, « comme vous désirez qu'il se comporte (dans ses ce actions et ses abstentions) envers vous. »

* Chap. IV, S 2, vers. 16.

« Cette maxime est Implicitement dans un disconrsde Lysias. Elle est énon- « cée d'une manière expresse dans Thaïes et Piitacus, et je Tai trouvée mot < à mot dans l'original de Confucius. * {Recherches asiatiques, tom. H^, discours de WiDiam Jones).

« Confucius disait : Ce qu'on ne désire pas pour sol-ûiême, <iu*oû ne lé « fasse pas aux autres. — Au Sénégal on dit : Si un chapeau te blesM^ ne « l'enfonce pas dans la tête de ton voisin^» (F. Denis, le BrafitnêVùyuÇ^ut.)

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