Faiblesse du système d'Adam la sympathie des autres
310. Pour nous, qui repoussons rinfaillibilité abso-^ lue de ia conscience individuelle fonctionnant seule^ nous ne pensons pas que Tappui de la conscience d'autrui lui donne cette infaillibilité. Et d'abord, plus désintéressée dans les témoins de nos actes que dans
« Jouissance qu'il fkat rechercher, sous p^ne de paralti^ indifE^nt à la vertu elle-même, si Ton en ci^it cette proposition de Tacite [AnnaL, lib. IV, cap* xuviu) : a Contemptu famœ ^ contemni virtutet, *
nous-mêmes, la oonscieiu^e peut eçpendaat ' céder encore à quelque contre-coup d'un intérêt caché; ainsi la sécurité que peuvent domier l'approbation pu h blâme d^autrui ne demeure pas entière. ^
311. Même en supposant qu'aucun intérêt caché ne rende suspecte la conscience d'autruî, elle n'est pour nous que ce qu'est la nôtre, c'est-à-dire là révélation du premier principe du devoir. Quant aux applications du principe, en confier la recherche à nos semblables^ c'est renvoyer seulement à un autre juge la fatigue de l'étude que nous nous dispensons défaire ùoas-mêmes. Sur ce déclînatoire, que pourra faire ce nouveau juge? Avant d'accorder spn estime ^ à celui qui la désire^ ne faudra-t-il pas qu'il se demande d'abord dans quel cas il doit estimer ou mépriser? Ainsi, même question pour lui que pom* nous>; et la solution n'a pas fait un pas.
31 S. Puis les consciences juges de la nôtre auront entre elles des divergences. L'impression qu'une action comnnse pal* moi produit sur mes çemblables^ n'est pas la même pour tous. Elle m'attire la sympathie des utiBf elle produit l'irritation des autres. En pré;saace de cette lutte de sentiments opposés, il faut un autre critériurn. Quel sera-t-il?
Cad nous sert de transition pour arriver aux chapitres suivants.
> Aussi Dugald Stewart ne voit dans le );>rinGipe de la e^ympAthiè qu'na auxiliaîire des autres. [Esquisse de philosophie^ paffcie lï, cha)). ï, sect. 2.)
3M œNSÛBNCB ET SÔIE^CE DO DEVMR.