‹ Conscience et science du devoir: introduction á une explication nouvelle duChapitre 32 sur 280 · Continuons l'analvse du même fait. A son oc · texte numérisé non relu

Continuons l'analvse du même fait. A son oc

« Logiqufi4e Port-Royal.

« Pour définir Tôtre, dit Pascal, il faudrait dire c'es*. .. et ainsi employer dans la définition le mot à définii'. On voit assez de là qu'il y a des mots incapables d'être définis. M {Pensées,)— CevoLqiû yeulent une traduction de ces mots « demandent et qu'ils savent ^ et ne savent ae qu'ils demandent , » suivant rexpression de Loibnitz.

Essaiera-tpOD, en suivant TétymoFogie du mot idée (eiSoc), de représenter ridée comme une image déposée dans l'esprit? M. Bénard, Préds de philosophie (Psychologie, chap. m), répond en demandant si l'idée d'un son» d'une odeur ou d'une saveur est une image?

On a tout dit en disant que l'idée est un acte de l'esprit.

iM I iiBiai

COMKIBNCB ET SCIEIfCB DO DEVOIE.

D apparaît, cxHnme elle apparaîtrait k l'oi

us autres feits, une seconde idée : l'idée des mottious successives de votre être. — L'activité , qui l'essence de cet être, tantôt indéterminée daus varie, tantôt plus déterminée dans l'eflbrt, sponi et presque instiDctive dans beaucoup d'actes nis par une délibération rapide , rt-tlécfaie dans ;res actes consommés api-ès attentive délibération, lie ainsi se montrer avec plusieurs degrés. — semble s'exeroer aussi dniis pluâeui-s domaines; kt dans le corps dont sa puissance motrice lait ' les ressorts, tantôt dans la pensée dont elle e les aspirations, les joies ou les tristesses '. En loment, lecteur, en vous livrant à un acte de itation scientifique, vous ne paraissez pas être le même état où vous étiez une heure aurait, si, une heure auparavant, vous voas oc- ;z de travaux manuels, de rêveries poétiques ou vres de bienfaisance ; vous ne paraissez pas être le même état où voub serez, si, une heiireaprès, cherchez le loiâi' de la conversation ou de la proide.

>tre être serait dans l'état de vide, il ne se sen- . pas , s'il n'était éveillé par la sollicitation con- ! de ces transformations apparentes. C'est au u de leur succession non interrompue que s'épe la vie fugitive d'ici-bas, emportée en peu u^s. n coule rapidement, comme on Ta dit, ce

amà. Précis de philosophie [PsjchologK, cka.'p, vu).

PARIIB I. -^ WÉE DU DEVOUt — UVRE I. S5

torr&ii4 de modalités ^l {ms assez vite, c^eadaat, pour qu'en le voyant passer vous ne puissiez le décrire. Une lumière intérieure appelée conscience {mens sut conscia) ou conscience psychologique, éclaire les faits qui se déroulent en vous ^ ; ou plutôt cette con«science est comme le miroir sur lequel tous se réflé*cbissent.

37. C'est elle qui, dans l'action d'ouvrir ce volume comme dans toute autre, vous donne» lecteur, une troisième idée, l'idée de grouper ces modifications sous les aspects divers de trois éléments de votre existence, sensibilité, intelligence, volonté libre. Ces trois parties de Tàme, observées séparément, semblent constituer ^n vous, pour ainsi dire, trois êtres.

38. L'être sensible apparaît d'abord, muni d^ins* tincts, d'appétits, de désirs, d'affections, de passions. Son activité consiste à éprouver fatalement des modi-* fications agréables ou désagréables, par le contentement ou le mécontentement que donnent au corps le bî^ ou le mal physique, à l'âme le bien ou le mal moral.

39. Al côté de lin, voici l'être intelligent qui aspire à connaître. Que de trésors il croit apercevoir, mis à sa disposition pour seconder cette aspiration ! Il en fait le dén(Hnbrement. Chimères ou réalités, il les

* Expression de Tabbé de Lignac : « Sous ce torrent de modalités qui se « sont succédé en moi, je reconnais toujours un fond d'être invariable. »

«c Manet idem fluminis nomen ; aqua transmissa est. » (Seneç.) Homo natus de muliere quasi flos egreditur, et conteritur, et fugit velut umbra, et nunquam in eodem statu permanet. (Job, cap. xiv, S 1, vers. 2.

* « Apparet domus intus, et atria bnga patescunt. » (Virg.)

Mlh^É»^ ' '«''^

démgne par des noms.— ^11 a{q[>6ll6 d'abord fiicultés de premier ordre : 1^ le sens intime ou la conscience, déjà nommée plus haut, faculté destinée à accompagner l'exercice de toutes les autres, k percevoir les ]rfiénomènes intérieurs, les forces qui les produisent et même l'existence entière de l'àme; 2^ le sens externe ou la perception extérieure, qui constate les phâiomèues extérieurs producteurs de sensations; 3* la mémoire qui, se souvenant u de l'oubli même S » poursuit l'identité du moi dans la succession des choses contingentes ; 4<» l'imagination, pouvoir magique d'associer les idées, bien plus, de les créer pour ainsi dire, en élevant la réalité imparfaite à la perfection d'un type idéal; 5^ la raison ou entendement, faculté supérieure à tous les autres, c qui a pour objet les vérités étemelles ^, » entrevues sous les jAénomènes passagers : la raison, appelée sens commun dans son état spontané , raison spéculative réfléchie dans la recherche attentive du vrai, raison pratique ou conscience morale dans la perception des premiers principes du bien , goût dans l'appréciation du beau, c'est-à-dire de la splendeur du vraiy comme dit Platon ^. <-Ën conlinuant d'analyser les idées des dons qui paraissent lui appartenir, l'intelligence classe encore, au dessous des facultés du premier ordre, plusieurs fondions de second ordre qui développent et doublent la force des facultés premières, comme le

< Fénelon, Exisience de Dieu^ part h

* Bossuet, Connaissance de DieUy chap. iv.

' Voy. Bénard, Précis de philosophie (Psychologie, chap. nr).

Page 1