‹ Conscience et science du devoir: introduction á une explication nouvelle duChapitre 38 sur 280 · PARTIE I. ^ IDÉE DU DËVOlit -^ UVKE U. M · texte numérisé non relu

PARTIE I. ^ IDÉE DU DËVOlit -^ UVKE U. M

$6. Ces idéesr existant autrement que par la aen^ sation, n'apparaissent pourtant qu'à roccasion de la sensation. Si nous reprenons la tr<»sième des m^phores employées ci-dessus par nous^ noua dirons i Les reliefs de la matîèi^e moulée nous font seuls con<i uattve les contours du moule existant dans notre e&* prit, qui détermine ces reliefs,

57. A l'inverse, nulle sensation ne pmit exister, sans que ces idées appamissent. Reid avait seulement signalé comme un phénomène ft^uenl leur simulta*^ néité avec les idées apportées par Vexpérienee« Kant a démontré que, dans toute oonnaiasanoe humaine, les unes sont à côté des autres. Le mot connaissance mi peut être pensé sana entraîner cette dualité d'éléments ^nséparahles.

68. Les conceptions de temps, d'espace, de cause, deviennent ainsi le bagage indispensable du voyagtur aux régions intellectuelles. Essaya de concevoir l'idée d'un speclacle vu, d'un son entendu, sans placer ce spectacle, ce son, dans un point de l'espace, dans un degré du temps, sans y rattacher la notion de cause ou d'effet! vous ne le pourrez.

69. Nous n'avons pas à faire la nomenclature de ces conceptions « dont il est impossible de se rendre compte autrement qu'en disant que telle est notre coçstitution f. » Nous laissons aux philosophes le soin

à un autre, et non ridée d'espace; que Tidée d'addition de temps au temps, et non l'idée d'éternité;. que l'idée de succession habituelle de ùtits particuliers et contingents, et non les idées d'universalité et de nécessité ; enfin que l'idée de Juxtarposition d'être finis, et non celle de l'infini.

* Reid.

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de compléter les dénombrements qu'on en a présenj tés jusqu'à ce jour^

60. D'après ce qui précède, on voit pourquoi les idées nécessaires prennent le nom d'idées premières, bien que , dans Toidre chronologique ^ elles n'apparaissent qu'au second rang, après que les idées re-

î) nues de la sensationles ont réveillées. — C'est d'abord

parce qu'elles ont l'avantage par l'importance : en effet c'est sur elles seulement que l'intelligence peut édifier des jugements. — C'est ensuite parce qu'elles sont indéfinissables, faute de rencontrer au dessus d'elles aucune idée supérieure dont elles puissent être présentées comme des subdivisions.

61. Avec LeibnitZy avec Reid, avec Kant, admettons deux modes d'acquisition des idées : la sensation et les formes de rintelligence. Inclinons-nous devant l'observation attentive qui constate leur présence, et suivant le conseil de Platon, élevons-nous vers Dieu sur les deux ailes qu'il nous a données.

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