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Causes de l'athéisme, du panthéisme, du fatalisme

106. En renversant le scepticisme, le dogmatisme positif affirme les vérités premières.

Mais il arrive souvent qu'en contemplant avec trop d'attention Tune ou l'autre de ces vérités» il perd de vue les autres. Bien plus, il finit par les oublier ou même par les nier. Alors il n'a échappé à l'abîme du doute que pour tomber dans un plus profond . Trop orgueilleux, le rationalisme devient athéisme; trop rêveur, panthéisme; trop paresseux, fatalisme.

Repoussons, dans les trois livres qui vont suivre, ces trois négations, soit de Dieu, soit de l'homme, soit de la liberté, dont chacune détruit la foi au devoir*.

* « Beaucoup de philosophes préfèrent commencer par analyser le devoir de rhomme envers l*homme, pour remonter ensuite de l*homme à Dieu, de la morale à la théodicée. Du moins cet ordre leur paraît, au point de vue didactique, préférable à Tordre rationnel ontologique, qui demanderait qu'on parlât de Dieu avant tout (Voir notamment M. Bénard, Précis de philosophie ^ Morale, chap. i.) — Bossuet a dit dans ce sens : «Rien ne sert tant à a Tâme pour l'élever à son auteur que la connaissance qu'elle a d*elle- « même et de ses sublimes opérations. »

Toutefois notre opinion sur l'impossibilité de l'athéisme, la simplicité des preuves de l'existence de Dieu, la nécessité, pour comprendre la notion du devoir, d'en finir d'abord avec le panthéisme et le fatalisme, enfin l'indivisibilité absolue de tout devMr, qui ne peut exister d'homme à homme sans exister en même temps de l'homme à Dieu, nous semblent justifier la préférence pour notre méthode.

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