PARTIE H. — FOI Air roVOW. ^ UVRB II, rt
a c'est le propre de Dieu de ne pouvoir paa être pensé « commie n'étant pas^*. »
De tous les points de la plaine, le regard s'élève vers la montagne; de toutes les avenues d'un parc» on aperçoit « la statue magnifique placée au centre^. » Ainsi par tous les aspecls que fournit la raison , on voit Dieu en perspective. Son image est adhérente à tout, comQie ce portrait sculpté de lui-même que Phidias voulut rendre immortel, en le gravant si profondément dans le boudier de Minerve qu'où ne pût l'en* lever sans briser l'œuvre entière '. Elle plane sur tout comme « la lumière du soleil qui se diversifie à « l'infini dans les objets qu'elle éclaire, et qui se ma- « nifeste dans toute la nature par toutes les combi- « naisons des ombres el^ des couleurs, lors même « qu'on ne lève pas les yeux vers le foyer d'où elle « émane *► »
111. Eh bien ! quand une fois notre raison a reconnu l'existence de l'Être infini par l'existence des principes nécessaires qui constituent les rapports des étapes finis avec lui , va-t-elle demander davantage ? Quelque ce vraies et certaines » que soient , au juge-
* Albertrle-Gfand, Summa iheologiœ, partie I, tract, m, quest. 17 à 19.
« Nullus intelligens quid Bit Deus, potest cogitare quia Deos non est. »
, (Anselme, Piviloglum^ c^). m.)
Le grand adversaire des idées innées, Locke convient lui-m^me hypothétiquement que, « s'il y a des idées innées^ il nV en a qu'une, et c'est l'idée « de Dieu. » ^
« Simon^ Le Devoir,
^ Dugald-Stewart emploie cette comparaison.
*^ Platon, cité par M. Beausire (Thèse sur r obligation morale, soutenue à U Faculté des lettres de PariSf en 1653).
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uMBt des plus grands théologiens S les preaves que Dieu nous donne ainsi de lui-même par la raison, allons-nous mépriser ces preuves, comme nons montrant seulemMt le fantôme^ Yombre projetée de celui qjote nous cherchons* ; ou tout au plus comme foisant j^ser sur le miroir de notre àme un reflet, un rayon réfrangé ' ce du soleil des intelligences * n que nous Toudrions voir tout entier? Ëleyant an jrtus lumt degré son ambition, la raiscm signale-t-dle, au dessus de sa lumière illuminée, la présence réelle de la lu^ miire illuminant dcmt parlent les Pères de TEglise? P^it^le reconnattre Texistence d'un sens supérieur qm toudie Dieu directement ^, chargé d'attester à TAme • qu'elle est suspendue au divin par sa racine^ > comme dit Platon, <c attachée par sa pointe à queUfue
principe plus haut, » comme ditBossuet? Bfieux
que cela ? Ce sens secret va-l-il révéler à la raiscm qu'elle est elle-même une sorte d'incarnation de Dieu? Croira-t-eUe avec saint Augustin que Dieu est au centre de nous-mêmes , intimus cordiî... avecBossuet que c toute vérité non seulement vient de Dieu et est en Dieu, mais qu'elle est Dieu même?... > avee Fénelon que c Dieu est Tidëe que j'ai de lui?... » Et enfin, suivant le mysticisme élevé de M. Tabbé Gi'afry ^ comme suivant la formule de certains philosophes,
« Saint Âugutân, SoHUq., liK h
* ^avTdtatiQtTa 6sla xoil vxCoeç TbWivrc^v. (Platon.) > « Condeseensiones quœdam, »
(Tbomabsin, Itact, ée Trinit.y cap. ixii, % 7.) ^ Féneloo*
* tmmàmm^ Dogm, tkêohg»^ p«r|ie I, chi^. in.
^ Delà connaisiance de JPietf , I'* partie, di«p. m.