PARTIE n. — FOI AU DEVOIR. *- UVRE IL
Dien ?a-t-il devrair, pour robserratioii intérieure, « un être expérimental » jusqu'à un certain point?
Pourquoi n(m? Nous Marnerions un rationafisme étroit qui traiterait de chimères ces nobles aspirations. Pourquoi notre être, subalterne sous un de ses aspects, ne recevrait-il pas, sous un autre, la communication f d*ûn être supérieur à nous, comme t nous respirons sans cesse l'air qui est un corps € étranger * ?» — Sentir la possibilité de nous élevw à Dieu, est-ce déserter la cause de la raison? 5 est-ce pas la sanctifier au contraire? Au surplus, où est le droit d\in homme dont Tâme est restée captive dans les liens terrestres, de nier que Târae *d*un autre homme, purifiée par une méditation plus efficace, puisse, « dans de courts instants d'enthou- « siasme, échapper à la condition humaine et avoir c( ccmsdence de la perfeelîon absolue*? »
112. Quoi qu'il en soit, que la perception de Texislence de Dieu nous vienne indirectement ou directement, est-il nécessaire d'énumérer les attributs de cette existence? Nous n'en voyons pas bien Futilité. Quand on a prononcé le nom de la suprême Providence , commenter avec des expressions finies les perfections d*une nature infinie, n'est-ce pas aboutir à une maladresse littéraire? Ne pouvant « parier c de Dieu qu'en balbutiant ^, » le langage humain nous parait aller en sens iqverse du but cherché.
< Fénelon, TraHé-âê Veûûkteneê 4é Dieu, p»Ûê l^^ èhap. n. ^ J. Simon^ Le Devoir, » Id., ibid.
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i(jO COMfiCIENCE ET 6CIENG1S PU DEVOfB,
Une pieuse témérité qui u*a pas mesuré ses ailes, a chance d'amoindrir ce qu'elle voudrait glorifier, c Cui € ergo similem fecistis De^m, aut quam imaginem « ponetis ei * ? >
Que de philosophes cependant, sans craindre de tomber dans TanthropcNfnorphisme, ont essayé de décrire les attributs de Dieu! — TantAt, prenant un premier procédé 9 ils éliminaient successivement tous les caractères de Tétre fini, et descendaient de négation en négation, pour arriver à contempler scientifiquement je ne sais quel absolu, vide de tous caractères saisissables ; au risque de trop bien justifier cette proposition mathématique de Mallebrandie ^ : u Apercevoir rien ou ne rien apercevoir, c'est la « mêrae chose. » — Tantôt prenant le procédé inverse, ils groupaient par abstraction, dans les êtres finis, tous les caractères constitutifs; puis, supprir mant seulement a tout ce qui vient de laccident « et du défaut ^, > idéalisaient ainsi en Dieu l'assemblage des types perfectionnés de tous ces caractères.
113. La première méthode est celle du mystidsme de Textase, enseigné par Plotin et l'école d'Alexandrie. On en retrouve des traces dans la philosophie d'Hegel, essayant d'identifier l'être et le néant, en
* Isale, chap. xl^ S ïv, vers. 18, — « Deus est ineffabilis. »
(Saint Augustin. )
> M. r^bbé Gratry, De la connaissance de pieu, partie I, pag. 118.
* Théod. Abucara, cité par BL Gratry, partie I, chap. vu.
« Ce que Je sens d'essentiel en moi, je le transporte ou plutôt je le rends « à celui qui me Ta donné* > (Cocsix, avant^propos des Pensées de Pascal,)