‹ Conscience et science du devoir: introduction á une explication nouvelle duChapitre 88 sur 280 · PARUE U. — FOI AU DEVOIR. — LIVRE IV · texte numérisé non relu

PARUE U. — FOI AU DEVOIR. — LIVRE IV

instant que tu^s arrivé dans le lointain des âges, au jour annoncé par Bacon {transibunt dies, augebilur scientia)y où toutes les sciences que tu explores auront dit leur dernier mot. Quand tu auras forcé Tuaivers à te révéler toutes les lois physiques et morales, quand la souffrance et le désordt ë résultant de la violation de toute loi, le bonheur et l'ordre résultant de raccomplissement de toute loi se montreront sans obscurité à ton intelligence.... Alors dis-moi, que fera ta liberté? Crois-tu qu'elle osera encore hésiter entre le bien et le mal ainsi mis à découvert? S'il était possible qu'il n'y eût plus que « les nuages de nos pas- « sious sur le soleil divin * , » l'action de Dieu sur cette liberté ne se montrerait* elle pas tout entière par le seul déploiement du merveilleux panorama de la vérité^?

153. Mais de cet avenir à peine entrevu, retombons dans le présent. Dans le présent, ignorance, perplexités, misères. . . Eh bien, au milieu de cet état transitoire, chaque âme passant dans ce monde n'a-t-ello rien à attendre de Dieu? Elle ne peut le croire, car elle souffre. EUle jette un cri verslui. Ce cri, c'estia prière. C'est la demande d'un peu de lumière pour savoir, d'un peu de force pour lutter, d'un peu de consolation pour se résigner.

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