‹ Conscience et science du devoirChapitre 118 sur 331 · PARTIE IV. — SCIENCE DO DEVOIR. — UVRE IV. «|â · texte numérisé non relu

PARTIE IV. — SCIENCE DO DEVOIR. — UVRE IV. «|â

à tour, les deux autres? Mettez plusieurs idées eu SQtî^tlièse : sera-t41 possible que l'analyse approfondie d'un des membres de l'antithèse ne favorise pas (quand ce ne serait que par le contraste) l'analyse des autres ?

886. Pour repousser ce premier système, nous n'a« Ywis qu'à renvoyer ci-dessus, au livre III. — Si nous avons eu raison d'identifier, quant h leurs caractères essentiels, les objets du droit positifs du droit naturel et de la morale, si, au lieu de trois collections prétendues des devoirs, il n'y a qu'une seule collection, successivement épurée par trois degrés de perfectionnement, évidemment nous avons renversé^ d avance, la base de ce premier système, La multiplicité d^ idences du devoir ne peut ressortir d'une multiplia dté, qui n'existe pas, des objets du devoir.

Mais un deuxième système va nous opposer d'autres adversaires, qu il sera moins aisé de combattre.

587. 2® SYSTÈME. — Multiplicité des sciences du ievoir, présentée comme conséquence de la divisibilité des parties de la science du devoir. — On peut ad* mettre, avec nous, l'unité et l'identité des objets du droit positif, du droit naturel et do la morale, et cependant, pour étudier ces objets identiques, diviser la science en plusieurs parties*

588. Une F« partie, c'est la science telle quelle est actuellement. — Une 2® partie, c'est la science telle (pi'elle a été. — Une 3® partie, c'est la science telle (pi elle doit être. — Ces parties peuvent se séparer, diton, ou rester unies. On peut se contenter d'étudier la !»•« partie, c'est-à-dire la science du devoir, telle

quelle est actuellement; ou la 1^ et la 2® partie réunies, c'est-à-dire la science du devoir, telle quelle est et telle quelle a été; ou enfin former, par la réunion des trois parties, la science du devoir telle quelle est^ telle quelle a été, et telle quelle doit être.

La première et la seconde constituent deux nuances de ce qu'on appelle la science du droit positif, on science proprement dite du droit ( Voy. ci-dessus, n^ 381). Ceux qui s'y consacrent prennent le nom de jurisconsultes proprement dits.

La troisième est présentée^ sous les dénominations suivantes (déjà indiquées aussi au n^ 381) :

Législation, science de la législation, ou politi^, ou science de la politique : c'est-à-dire science de faire

le droit positif: ceux qui s'en occupent prennent le nom de législateurs ;

Science gouvernementale , ou science des moyens de faire exécuter le droit positif: ceux qui s'en occupent prennent le nom d'hommes d'État;

Science du droit naturel : ou science des écrivains qui construisent des théories, pour conseiller aux législateurs de faire certaines lois : ces écrivains prennent le nom de publicistes ;

Ethique, ou morale, ou science de la morale : science de la direction de la liberté réservée à l'individu, en dehors de la direction sociale : ceux qui l'étudient ou qui la prêchent, sont les moralistes.

Des auteurs * résument tous ces noms par ces mots : philosophie, ou science philosophique du devoir.

* Vico; Roussel, Encyclopédie du droit

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