‹ Conscience et science du devoirChapitre 136 sur 331 · II · texte numérisé non relu

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142 CONSCIENCE ET SaENCB DU DEVOIR.

cette méthode : ils laissent au législateur le soin cTen prendre la responsabilité. — D'autres enfin défient le législateur lui-même de trouver cette méthode : nous voulons parler des jurisconsultes de l'école historique^ (dont nous avons déjà dit un mot, aux n^'^ 318 et 892). Ils nient que le législateur ait jamais à inventer ni règles ni méthodes. A les entendre, ce législateur n'est qu'un observateur attentif, chargé d'écrire*^ sous la diclée de l'opinion publique. C'est celle-ci qui fait la loi, comme la goutte d'eau creuse le rocher. Le pouvoir social, qui la promulgue, ne commande pas en promulguant; il obéît. Aussi, disent-ils, il faut préférer l'action lente du droit non écrit aux brusques appa* ritions du droit écrit. Surtout point de codification! Les monuments juridiques, construits avec la pensée d'une longue durée, ne sont que des citadelles jetées sur la route du progrès continu, pour en intercepter les passages \

627. 3® SYSTÈME. — Unité de méthode, conséquence de l'unité de la science du devoir, présentée elle-même comme conséquence de Vunité des objets du devoir^ et de V indivisibilité des parties de la science du devoir — Pour nous, qui avons rejeté la prétendue multiplicité des objets du devoir et des sciences du devoir, et même la prétendue divisibilité des parties d'une science unique du devoir; pour nous, qui croyons que cette science est directement et essentiellement la science de ce qui doit être (éclairée par la science de ce qui est et la science de ce qui a été) ; pour nous ,

* Premiers Essais de philosophie du droite n" 176.

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