En ce qui touche la distinction des assujétb
* Falck, Cours d'introduction, introduction, S 2.
■ Id.. ibid.,S22.
> Ortolan, Introduction philosophique au cours de législation pénale comparée^ S ^^^* — Kant, Principes métaphysiques du droit,
* Falck, Cours dHntroduction, introduction, S 0*
PARTIB IT. — SOENCX DD DEVOIR. — LIVRE 1. 19
sements imposés par la direction sociale et des assu* jëtissements imposés par la direction individuelle ^ adoptons les expressions obligations et devoirs proprements dits.
Ëvitons de mettre, à leur place, les mots obliga-tiens parfaites et obligations imparfaites. Ils nuiraimit au fond de la pensée, par une forme obscure et contradictoire. Eu efiTet, cherchons à deviner. Qu'est-ce que V obligation imparfaite! Probablement celle dont se contente le droit positif imparfait?... Et ^obligation parfaite? Probablement celle que réclame un droit se prétendant plus parfait que le droit positif?... — Eh bien non ! C'est précisément Huyerse. On appelle obligation imparfaite celle dont le degré de pureté est supposé plus parfait; on appelle obligation parfaite celle dont le degré de pureté est supposé imparfait. — Pourquoi? Parce que, par ellipse, on rattache à l'obligation le qualificatif de la sanction. U obligation parfaite est celle dont la sanction est double j donc plus parfaite; Y obligation imparfaite est celle dont la sanction est simple, donc moins parfaite.
Préférons, encore une fois, les expressions obliga^ tions et devoirs proprement dits^ qui ne contiennent pas ces énigmes.
404. Nous conserverons les deux mots consacrés» droit positif et droit naturel, pour indiquer les subdivisions du droit.
405. Du choix des expressions, passons à l'examen des idées. — La notion de dualité de directions, que parait contenir l'antithèse des mots droit et morose , i*eprésente-t-eUe ou non une vérité approuvée
par la raison? Faut-il admettre la direction sociale et la direction individuelle? ou n'admettre que la direction sociale? ou n'admettre que la direction individuelle?
A ces questions, nécessairement préjudicielles à toute science du devoir, voici venir des réponses différentes, préjudicielles elles-mêmes, au gré de quatre systèmes qu'on peut formuler ainsi :
1^ STSTËHE. Croyance à la légitimité d'un état antésocial heureux. — Négation de l'utilité et de la légitimité de l'état social.
2® SYSTÈME. Croyance à l'existence d'un état antésocial malheureux. — Affirmation de l'utilité de l'état social.
3* SYSTÈME. Négation de l'existence d^un étatanté-sùciaL — Affirmation de la destination deV homme à l'état social. — Affirmation de la destination de la société à diriger l'homme tout entier.
4i« SYSTÈME. Négation de l'existence d'un état antésocial. — Affirmation de la destination de Vhomme à l'état social. — Négation, au moins provisoire, de la destination de la société à diriger l'homme tout entier.
406. !«' SYSTÈME. — Croyance à la légitimité d'un état anté'social heureux. — Négation de l'utilité et de la légitimité de l'état social. — On a vu Timagination se laisser prendre à la supposition d'un état auté-social, plus heureux que Tétat social. Il a existé, a-t-on dit , un âge primitif. Alors les hommes vivaient sans gouvernement, soumis tout au plus au pouvoirpro-