PARTIE IV. ^ SaBNCB DU DEVOIR. — UVRE VH
« général, leurs lumières n'alîaient point au-delà. Le a perfectionnement moral était en raison du dévelop- « pement intellectuel *. »
Yoilà qui est chaleureusement exprimé et philosophiquement pensé. On voit, dans ces sages observations, qu'une nation ne pourrait avouer un prétendu intérêt général qui n'existerait, pour elle, qu'au prix du malheur des nations voisines, écrasées par son ambition. Ainsi donc, il faut sortir des limites étroites de l'intérêt général considéré dans la nation, pour s'élever à la recherche de l'intérêt général considéré dans toutes les nations, dans Thumanité. —C'est à cette concession que Comte arrive. Lisons les passages suivants de son livre : « Lorsqu'on parle du droit naturel comme « science, on ne peut désigner par là que la connais- (( sance des lois suivant lesquelles le genre miMAiN
«prospère ou dépérit Admettant que le genre
ce HUBiAiN tend naturellement vers son perfectionnec( menton sa prospérité, on considérera comme droite « toute action qui tendra vers ce but, par le chemin le ' « plus court ^. »
676. Ainsi, voilà la troisième explication abandonnée, pour faire place à une quatrième. Celle-ci hous satisfera-t-elle davantage? En limitant \ intérêt de l'individu et l'intérêt de la nation par l'intérêt de l'humanité, donnera-t-on à la doctrine de l'intérêt un dernier et sûr refuge? Non.
' Qu'importe de former^ de l'humanité entière, une
< Comte, Traité de législation^ liv. III, chap. i. * Traité de législation^ liv. I, chap. v.