‹ Conscience et science du devoirChapitre 218 sur 331 · PARTIE IV. — SCIENCE DU DEVOIR. — UVRB VIIL · texte numérisé non relu

PARTIE IV. — SCIENCE DU DEVOIR. — UVRB VIIL

soumis à la distinction du bien et du mal que comme formant, par leur ensemble, Xhumanité^ que Dieu a soumise à la distinction du bien et du mal.

D'autre part, en présence du fractionnement, existant en fait, de Yhumanité en nationSj je ne sais ce que c'est que Yindividu considéré, en droit, comme isolé, distinct de la nation et de la fraction de nation appelée commune. — L'assujétissementauDROirnepeut se concevoir pour lui, dans Tétat actuel des choses, qu'au point d'intersection de ses relations avec la natUm et la commune ; or ces relations sont indivisibles avec son existence? Pourquoi? Parce qu'elles sont indivisibles avec une place quelconque occupée nécessairement , par cette existence, sur un point du globe.

Enfin, la loi de l'être individuel étant d'être engendré et d'engendrer, je ne sais ce que c'est que Yindividu considéré, en droit, comme isolé, distinct d'une famille. « On est toujours, dit Bridoison, l'enfant de a quelqu'un. » La filiation fait partie de l'être.

758. Laissons donc cette énumération inexacte des êtres. Laissons aussi la division correspondante, également inexacte, du DROIT, qui en résulte. — Essayons de mettre à la place le résultat des faits plus attentivement observés.

Vindividu existe, — Puis, à tort ou à raison, destiné ou non à durer toujours, existe aussi le fractionnement de Yhumanité en diverses nations, dont chacune se constitue un droit particulier. — Enfin, parmi ces nations, les unes sont fédérées entre elles ; les autres ne sont pas fédérées.

Si6 G(»f8GIENCE ET SOENCIB DU IffiVOIlL

L'énumération des êtres, au point de vue du droit» nous parait donc être seulement tripartite , savoir : Yindividu ; la nation fédérée avec d'autres ; la naHon non fédérée avec d'autres.

7S9. Maintenant, pour trouver les divisions correspondantes des branches du droit DÉTERMiNATEtjR, Combinons les rapports de ces trois êtres :

1« Vindividu\ c'est-à-dire l'être nécessaîremtent familial^ communal, national, et humanitaire, est d'abord soumis ^, dans ses rapports avec la nation et avec les individus de la nation dont il fait partie , au DRorr que celle-ci a établi pour ces deux sortes de relations. — Ce droit prendra le nom de droit national.

2^ Mais il est bien probable que la nation dont il fait partie ne va pas lui interdire toute communication avec les autres nations^ et que celles-ci ne lui fermeront pas entièrement leurs frontières. — Une seconde branche du droit réglera les communications de Vin' dividu avec les autres nations et avec les membres des autres nations. — Ce droit s'appellera : le droit des gens.

3** Si une nation, considérée comme être collectif, s'unit avec d'autres par une fédération, il résultera, de cette fédération, entre ces êtres collectifs, des rapports particuliers. — Ces rapports seront réglés par le droit international fédéral.

4** Enfin, entre les nations non fédérées, considérées comme êtres collectifs, la nature des choses ne permet pas l'existence d'un isolement complet. — Chaque nation a donc à appliquer, dans ses rapports

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