‹ Conscience et science du devoirChapitre 235 sur 331 · PARTIE IV. — SaENGE DU DEVOIR. — LIVRE IX. 38S · texte numérisé non relu

PARTIE IV. — SaENGE DU DEVOIR. — LIVRE IX. 38S

tique S ou constitutionnel; Y 2iUtve, le droit public pro^ prement dit ;

2® En partageant le droit privé en deux branches» que nous appellerons : Tune, le droit de famille; l'autre , le droit privé proprement dit ;

3^ Enfin, en ajoutant une branche, que nous appellerons : le droit religieux.

781. 1^® modification de la division proposée. — Partage du droit public en deux branches, savoir : droit politique , ou constitutionnel ; et droit public proprement dit.

Qui dit sociétés dit pouvoir social. Le premier point à régler, c'est le mécanisme de ce pouvoir social, c'est-à-dire la désignation des mandataires qui font, appliquent et interprètent le droit. Ceux-là sont les gouvernants. Les autres sont les gouvernés, qui promettent aux gouvernants obéissance.

Cette promesse constitue, de la part de ceux-ci, un sacrifice. Ce sacrifice est préalable à tous autres; car c'est par lui que se forme la société. Il est supérieur et préjudiciel à tous autres; car c'est sur la volonté même des individus qu'il porte.

Par toutes ces raisons, ce sacrifice, d'une nature toute spéciale, doit faire l'objet d'une branche du DROIT exclusivement consacrée à le réglementer.

Cette branche est le droit politique, ou constitU" tionnel. ,

Et le nom de droit public proprement dit restera à

* Du mot grec noXlc, ciïé, ou formt particulière du gouvernement de la cité.

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la réglementation de teils autres sacrifiées des intériti privés ou des intérêts de famille à Fintérôt général.

788. 2® modification de la division proposée.— Partage du droit privé en deux branches^ savoir : droit de famille ; et droit privé proprement dit.

Parmi les devoirs destinés à assurer, entre les individus, le respect réciproque de leur bien-être, il eu est qui sont en relief d'une manière très marquée : ce sont les devoirs résultant de l'état de famille.

Noyau de la nation, la famille a toujours conservé une place importante dans la nation constituée.

Les bommes n'ont pas, en général, la charité que prêche Fénelon ; ils ne préfèrent pas Thumanité à leuir nation, et leur nation à leur famille. L'affection est en eux, au contraire , d'autant plus forte, que le oe^ cle dans lequel elle se répand est moins large.

Aussi, en présence de rattachement qui existe naturellement entre les membres de la famille , on peut imposer à ces membres, entre eux, plus de sacrifices que la nation n'en demande entre les membres des familles différentes.

De plus, ces sacrifices sont d'une nature spéciale. Leè i*apports entre les membres des familles différentes ne nous font guère voir, dans le droit privé, que des obligations relatives à l'intérêt du patrimoine; tandis que les rapports entre les membres d'une même famille nous montrent, à côté de quelques obligations de ce genre, des obligations d'un genre tout différent. Les dioits et devoirs entre époux, entre ascendants et descendants^ etc. , ont pour objet des services tout autres que ceux qui font passer des écus

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