‹ Conscience et science du devoirChapitre 236 sur 331 · PARTIE IV. — SCIENCE DU DEVOIR. — LIVRÉ X · texte numérisé non relu

PARTIE IV. — SCIENCE DU DEVOIR. — LIVRÉ X

d'une bourse dans une autre bourse. On y trouve des actes d'assistance morale, de direction de Tàme par Fàme. Quel père a jamais compté son autorité comme une somme de son actif pécuniaire ?

En conséquence, l'ensemble des devoirs et droits de famille nous parait devoir ,ôtre extrait du droit privé. — Cet ensemble constitue une branche particulière du DROIT , sous le nom de droit de famille.

Et le nom de droit privé proprement dit restera pour désigner l'ensemble des devoirs et des droits destinés à assurer, entre les individus, le respect rédr' proque de leur bien-être ; (ajoutez : et qui ne sont pas la conséquence des relations de famille.)

783. 3® modification de la division proposée. — Addition d'une subdivision déplue, comprenant le droit religieux.

Nous croyons que la direction de la liberté humaine^ dans les rapports d'adoration envers Dieu, ne peut bien logiquement se ranger dans aucune partie du drôii politique comme du droit public du droit de famille comme du droit privé. — Nous croyons combler une lacune évidente, en ajoutant une cinquième branche du droit, sous le nom de droit religieux.

784. Ainsi, en résumé, le droit national doit se partager, suivant nous, en cinq subdivisions, ainsi dé« nommées :

1® Droit politique ou constitutionnel : réglementation de l'autorité et de l'obéissance dans l'Etat ;

2» Droit de famille : réglementation de l'assistance, et de l'autorité et de l'obéissance dans la famille ;

3® Droit privé : réglementation du respect rëci-

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proque que les individus se doivent pour le maintien de leur bien-être ;

4* Droit public : réglementation des sacrifices dus, par rintérét de famille et par l'intérêt privé, à Tintérét général;

6® Droit religieiLX : réglementati(»i de radoration due par l'homme à Dieu.

Chacune de ces subdivisions du droit national est une des applications du premier principe de la science.

C'est un des emplois du dévouement au perfectionr nement général.

Chacune d'elles combat spécialeme;it, par un point, l'égoïsme. — Le droit politique poursuit le problème de l'inmiolation de l'orgueil. Le droit de famille ensâgne la résistance aux égarements des sens. Le droit privé réprime la cupidité. Le droit public demande au patriotisme la générosité. Le droit religieux éclaire la piété, qui inspire et couronne tous les bons sentiments.

Les révolutions peuvent changer la proportion relative de l'importance comparée de ces cinq subdivisions ; mais elles ne peuvent les détruire.

Toute révolution accomplie amène son droit politique.

Le droit public peut, suivant les temps, demander plus ou moins de sacrifices au droit de famille^ soumettre l'autorité paternelle à un contrôle plus ou moins vigilant de l'Etat, rendre la dissolution du mariage plus ou moins facile... Mais quelle loi pourrait détruire le mariage, et rendre l'enfant entièrement étranger à sa mère ?

Quant au droit privé, les utopistes eux-mêmes ne

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