X AUT BIAJORI PARTI, EXPEDIT
Plus brièvement, le jurisconsulte PauP dit de même : « Jus pluribus modisdicitur» Une modo, cum id, qu4>d
a SEMPER iEQUUM ET BOIIUM EST, JUS dîcitur. Id CSt JUS
« NATURALE. — Altcromodo, quod omnibus, aut pluribus,
(( IN QUAQUE CIVITATE, UTILE EST. Id est JUS CIVILE. »
628. D'après cette définition, l'utile et le juste peuvent s'identifier. C'est quand il s'agit de lutile considéré dans tous les temps et chez toutes les nor lions. Cette identification produit l'objet du droit naturel.— M^isl'utile, considéré dans chaque nationprise isolément, se sépare du juste. Il devient l'objet du droit POSITIF. — À l'appui de ces propositions, on répétera bien des lieux communs. On citera notamment la coutume du Malabar, ordonnant aux veuves de monter sur le bûcher de leurs maris. Contraire au droit naturel, dira-t-on, cette institution de droit positif s'explique par la nécessité, dans un pays de passions ardentes, d'intéresser les femmes à ne pas attenter aux jours de leurs maris...
Hélas ! que Socrate avait raison de maudire ceux qui avaient séparé rutile de V honnête! Qu'il disait vrai, en regardant cette distinction comme la source de tous les maux^!... Heureusement pour nous, sa malédiction ne peut nous atteindre. Nous avons, de
* Fr. 11, Dig., Dejustitia et jure, lib. I, tit. i.
* Comp. Cic, Delegibus, lib. I, cap, xii; De officiis, lib. III, cap. ni; — D'Holbach, Morale universelle , section ii, chap. x.