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COALITION ET PROLONGATION DU PARLEMENT

Militarisme et autocratie

L'imtention manifeste du premier ministre est d'imposer la conscription à l'aide d'une coalition ministérielle et d'une nouveUe prolongation du parlement. Ce desisein révèle une inicroyable inconscience 'de la situation. ,

Le gouvernement, l'opposition, le parlement tout entier ont pnéciinté le pays dans la tourmente européenne, alors qu'aucun engagement international, aucone obligation constitutionnelle ou morale, n'imposaient au Canada d'autre devoir que de veiller à la défense de son territoire i.

. Cette participation à la guerre européenne, le gouvernement l'a déorétée afin d'aider l'Angleterre et ses alliés a "détruire le militarisme" ©t à ^'sauver la déanocratie". hé parlerrient tout entier a ratifié, en l'acclaitiant, 'ce "noble" objet; et afin d'en mieux souligner le caractère, sir Robert Borden et ses -collègues, sir Wilfrid Laurier ei ses partisans, ont répété à Tenvi que, .libre et volontaire pour, la nation, la participation resterait également volontaire et libre pour les inidividus. C'est en promettant, verbalement et par écrit, de ne pas s'écarter du principe du volontariat que le premier ministre a obtenu de précieux ooncours dans toutes les sphères de l'ordre soiciai.

En proposant aujourd'hui la conscription, sir Robert Borden viole ses promesses les plus solennelles; à l'instar de Betbmann-Hollweg, il déchire les "dhiffons de papier"- qui portent sa signature et celle du parlement tout eijtier. Rendre le service d'outre^mer obligatoire, c'çst soumettoe le Caaada au îégiime du "militarisme prussien^'. Si le premier ministre s'obstine à refuser au peuple le droit d'en décider, il viole les

1 Qu'on ne soupçonné pas ici le dessein d'opposer la thèse nationaligte à la politique conservatrice ou libérale. Sur ce point, sir Robert Borden et sir Wilfrid Laurier ont fait, à plusieurs reprises, des déclarations aussi explicites que les nôtres; et les kommes d'Etat anglais ont corroboré l'opinion commune. Dans une étude sur Le ProbUme de l'Empire, j'ai cité l'opinion dé M. Bonar Law, alors ministre des Colonies. Tout récèrciment, M. Balfour, ministre des Affaires étrangères, a été non moins catégorique. Dans son discours prononcé au Sénat canadien, le 28 mai, je relève ce passage: "The govemmerU of the Mother Country cannot raise a corpoml's gvard in Canada, Australia, New ZeaUmd, or wherever y ou vÀll; she cannot raise a shilling oj taxation; S0E H AS NO POWER."

Chose étrange, le chef de l'école "intégraliste," qui a si souvent piétilié sur les nationalistes parce qu'ils ont dit la même chose que M. Balfour, n'a pas soufflé mot des déclarations du ministre anglais, délégué officiel du parlement impérial.

principes essentiels de cette "démocratie" ^qu'il veut "saiaver" . . . en Europe, au prix du sang de cinq cent mille Canadiens!

Mes lecteurs savent que je ne suis pas fou de la démocratie. Tout ce' qui se liasse dans le monde à l'heure acluellie, chez nous eomme' ailleurs, démontre la faillite de la démocratie, le mensonge du parlementarisme, la cynique 'dupeirie du régime des partis. Les gouvernements "populaires" se sont montués aussi impuissants à prévenir la guerre qu'à organiser la victoire; et pour réparer leurs erreurs et leurs fautes, il ne trouvent rieuiide mieux que de recourir aux procédés extrêmes de l'autocratie et du militarisme.

Il ne m'a janiais paru éclair que le Canada eût le devoir de se saigner à blanc pour "sauver la démocratie" eUropéenme, encore moins pour l'imposer aux Allemands, aux Autrichiens ou aux Bulgares. •

Quoi qu'il en soit, le régime démocratique est, au Canada, le régime établi pair la loi, la constitution et une pratique déjà séculaire. S'il était clairement démontré que "Wilhelm Hohenzollern" veut renverser cet ordre de choses et qu'il a quelques chances matèriielles id'implanter au Canada le "militarisme prussien", je serais" le premier à lancer l'appel aux armes. . . et à y répondre avant de forcer les autres à se faire casser la tête. /

Mais que penser de igens qui, depuis près de trois ans, appellent les Canadiens à la croisade volontaire de la démocratie contre l'autocratie militaire et qui s'apprêtent maintenant à leur imposer la forme la plus odieuse de militarisme en violant les principes essentiels de la démocratie? Sous prétexte de combattre le despqtisime des monarchies "de droit divin", les Canadie-ns vont-ils laisiser une poignée de politiciens sans réelle responsabilité leur imposer une oligarchie militaire et fonder une autocratie bleue, roag'e ou bariolée, une dynastie éphémère, sans prestige, sans force et sans gloire, sans base constitutionnelle, historique ou morale? Pour entraver les desseins, nullement démontrés, de Guillaume rAutocrate, allons-nous permettre à Robert le Têtu — fût-il assraré du concours de "Wilfrid le Conciliateur — de jouer avec dos vies, et aussi avec la constitution et l'ordre établi?

Principe du régime démocratique

Le principe fondamental du régime démocratique, ici comme en Angleterre, c'est le consentement populaih : "the governiiient in ivhich the ultimate control lies with the people". Cette définition, c'est celle qu'en donnait le plus traditionnel, le dernier peut-être, des conservateurs britanniques, M. BaMour,: dans son récent discours au Sénat caniadien^ consigné dans nos archives parlementaires. C'ést même l'idéal dont le triomphe exige, selon M. Balfour, les suprêmes sacrifices de tous les peuples britanniques i.

i A noter, encore, que 1 Action Catholique n'a pas soufflé mot de cette "hérésie démocratique du représentant offi«el de la Grande Bretagne, de,' cette "théorie dangereuse et révolutionnaire" du chef du conservatisme britannique ' "Dangereuse" et "révolutionnau-e" lorsque les nationalistes l'exposent comme un fait, cette doctrine pohtique devient-elle innocente et louable lorsqu'un hômme d'Etat britanniaue impérialiste et tory, la présente comme le principe idéal de l'ordre social et politique? Avec la théologie mtégraliste, il y a évidemment de très larges accommodernaits

Comment, sans violer ce principe dans son essence oomme dans son application immédiate, le gowernement et le parlement pourraient-ils soniger à imposer la conscription au pays sans soumettre leur décision à la volonté popiilaire, à l'ultimate control du peuple?

Sous l'empire de la constitution britannique, les pouvoirs du parJement et du ministère sont à peu près analogues à ceux du conseil d'adminisitration et du comité exécutif d'une société d'actionnaires. L'iéténdue et la durée du mandait des représentants du peuple sont limitées par la constitution et l'usée, comme la durée et l'étendue des pouvoirs des administrateurs sont définis par la charte et les règlements de la compagnie. En face d'une situation extraordinaire et soudaine, le parlement peut adopter des mesures extceptîonnelles, tout comme les administrateurs d'une compagnie peuvent adopter de nouveaux règlements; mais ces mesures exceptionnelles sont subordonnées à la décision ultime du peuple, oommè les règlements nouveaux doivent être soumis à l'assemblée des actionnaires; et ni les députés ni les administrateurs n'ont le droit de , se soustraire à ce jugement, en prolongeant arbitrairement leur mandat; encore moins, le ministère, ou le çomilé exécutif, ont-ils le droit de se ménager l'impunité en ajohetant, par des manoeuvires corruptrices, la complicité de roppoisition, ou des autres administrateurs.

Cette brève analyse comparative démontre à quel point les projets de conscription, de coalition et de prolongation du parlement se rattachent les uns aux autres par un lien indissoluble.

Du point die vue où il s'est placé, sir Robert, Borden a raison: s'il veut réussir à imposer lâ conscription, il d^oit tenter une coalitiou quelconque, et prolonger le parkment tant que la guerre durera. S'il a décidé de violer sur un point l'ordre établi, il est forcé de le violer sur les trois.

Disoms-le tout de suite : ni sir Wilifrid Laurier, ni ' aucun de ses partisans, n'ont le droit de se prêter à cette triple manoeuvre. Tous les Canadiens soucieux de l'ordre public ont l'impérieux devoir d'y faire obstacle, par tous les moyens légitimes.

Faus exemple de l'Angleterre

(L'on objectera peut-être qu'en Angleterre, le parlement a suocessîveinent sanctionné'la prolongation arbitraire de ses pouvoirs, la formation d'un ministère de coalition, et la conscription. La réponse est simple et ffliftlle. D'abord, un abus de pouvoir à Londres ne justifie pas un abus de pouvoir à Ottawa. Le Canada n'a pas conquis son autonomie, après soixante-quinze ans de lutte, pour le seul avantage d'imiter servilement tout ce qui se fait en Angleterre, Ensuite, c'est ici, ou jamais, le cas de répéter les paroles que sir Wilfrid Laurier prononçait le 17 jaiivier 1916, lorsqu'il condamnait tout projet de conscription : "La situation, n'est pas la même au Canada qu'en Angleterre."

En Angleterre, le droit de voter la conscription p'est que la conséquenoe du idroit de déclarer la guerre. Au Canada, ni le gouvernement m le parlement n'avaient le droit de déclarer la guerre; ils ont encore bien moins oêlui de décréter arbitrairement un dispositif nouveau qui va

è l'encontre d'une trailition déjà séculaire et des accords conclus entre la Grande-Bretagne et le Canada.

C'était déjà un albus de pouvoir que de décider, sans le consentement de la mation, en août 1914, la partioipatîon du Canada aaix opérations de guerre en Europe. Rendre oMigatoire le service d'ouire-mer serait un autre abus de pouvoir. Après les multiples déclarationis des ministres, après la promesse "explicite" de sir Robert Borden — que jamais la conscription ne sera "établie", — décréter la iconscription, sans le consentement du peuple, serait d'un cyni&mê révoltant; ce serait dépasser les pires actés de tyrannie que les champions de la démocratie reprochent aux "autocrates" de Berlin, de Vienne ou de Constantinople.

Juste exemple de l'Australie et de l'Afrique-Sud

Au lieu de regarder toujours du côté de Londres, pourquoi am gouvernants ne jettent-ils pas, de temps à autre, un coup d'oeil du côté des autres pays autonomes de l'Empire, dont les conditions se rapproichent davantage des nôtres? Dans aucun de ces pays, sauf la NouveUe-Zéliande, on n'a encore réussi ou songé à imposer la conscription. Partout, on y a fait des élections, sans que l'Empire et seç alliés en aient souffert. Nulle part, on n'y a constitué de ministère de coalition afin d'étouffer la voix du peuple.

En Australie, un réfêrendtim a révélé M force de l'opposition du peuple à la conscripitîon. M, Hughes, forcé de constituer un ministère d coalition imtioimlîste, a dû subir une seconde élection ©énérale et s'engager à ne pas imposer la conscription avant d'avoir obtenu le con- > sentement du peuple par un nouveau plébiscite.

L'exemple de l'Afrique-Sud, pays analogue au Canada par, sa composition bi-ethnique, est encore plus instructif. On n'a pas craint d'y faire une éleictiom générale, presque en pleine insurrection. Le général Botba, dont le loyalisme' nous a été si souvent donné comme modèle, a constamment combattu tout projet de conscription. Il a même refusé son concours à l'enrôlement volontaire pour la 'guerre européenne. Aux recrues peu nombrèuses de l'armée impériale, il accorde qu'un© solde très infé'rieure à celle des soldats de la milice sud-africaine.

La dissolution du parlement s'impose

Le même raisounement s'applique à la prolongation du parlement.

En Angleterre, la durée des parlements a varié. C'est affaire de pure coutume; et le parlement lui-même en a toujours décidé.

Au Canada, la durée du mandat p^rtiementaire est rigoureusement détermimée par un artiicle de la ConsMtfution. Pour faire prolonger leurs pouvoirs d'une année, nos sénateurs et nos députés ont, l'an dernier, voté à l'umnimité une Adresse iqui a reçu la sanction du parlement impérial. C'était déjà poser un acte révolutionnaire et un précédent fort dangereux. Avec quelques autres excentriques, nous avons jeté le cri d'alarme. Naturellement, ces protestations isolées ont été promptement étouffées par lia clameur concertée des deux partis.

Cette année, on prête au ministère l'intention de faire voter la prolongation à la simple majorité des voix. On assure même que sir Roberl Borden a rapporté de Londres la promesse que le parlement impérial ratifiera une décision ainsi imposée par un gouvernie'ment "autocratique" à une majorité dénuée de toute pudeur. €e serait reveoir aux jours du Family Compact, et faire gouvea-U'er le- pays par la coaMtion d'une cliique de politiciens canadiens unis à une clique de politiciens anglais.

Même à l'unanimité et sans iconscription, le parlement n'a pas le droit de répéter l'erreur de l'an dernier. Imposer la prolongation par la force brutale d'une faction serait un crime. Y ajouter celui de l'imposition arbitraire de la conscription, c'est ouvrir la porte aux réactions les \ plus dangereuses.

La seule annonce du projet de conscription a soulevé l'iadignation populaire, non seulement ici, mais dans t'otites les parties du pays. Quelques hommes vers qui se tourne aujourd'hui la confiance désabusée du peuple ont réussi à calmer les passions, à réduire les démagogues à une temporaire impuissance. Que les gouvernants ne s'y trompent pas: si, prenant à tort l'accalmie du moment pour de la résignation, ils persistent dans leurs desseins, le second mouvement sera pire que le premier. Ce sera au tour des hommes d'ordre d'être réduits à rimpuissamoe.

Une dissolution immédiate du parlement est la seule soupape de sûreté quî permette au sentiment populaire de se manifester sans danger pour l'ordre public.

Nécessité d'un plébiscite

Cela même ne suffira pas. A l'élection générale, il faut ajouter un référendum sur la question même de la conscription. ^ ^

Je ùe m'attarderai pas, aujourd'hui, à discuter le mérite intrinsèque de ce mode de consultation populaire. Il serait facile de dèmOintrer qu'il n'est nulemént contraire, comme on l'a parfois prétendu, aux principes et à la pratique; des institutions britanniqués. A loisir, je soutiendrais même volontiers la thèse que, contenu dans d* justes bornes, le plébiscité est plus conforme aux vrais principes de l'ordre social que le régime électoral et parleffliéntàire. Mais l'heure n'est pas aux dissertations platoniques. Je ne v>eux pas, non plus, revenir sur le passé et rechercher qui, de 'nous, Ou de nos adversaires Meus ou rauges, avait raison de réclamer ou de ref-usK" le plébiscite ea d'autres circonstances où se sont posés les principes dont les conséquences se marquent aujourd'hui.

Pour l'instant, je me borne à formuler cette simple et élémentaire vérité: si l'on admet ique le parlement ine doit pas imposer la conscription sans le consentement du peuple, on doit également admettre que seul un plébiscite permettrait au peuple de manifester sa pensée olairemcnt et s,ans équivoques.

Dans une électioh géniérale, l'opinion publique ne peut pas s'expriater sur une seule question : elle s'éparpille sur une foule de ^matières qui ont fait l'oibjet de la discussion parlementaire et publique durant plusieurs années; elle est forcée de se prononcer sur divers problèmes qu» le futur parlement sera appelé à résoudre^ enfin elle est tiraillée «n tons

sens par les attaches de parti, par les sympathies inidividuelles pour tel Chef ou tel candidat, par miUe questions d'intérêt local.

Même s'il était possible d'éliaiiner tous ces obstacles, il serait emcore impossible, dans les circonstan'ces laotueffles, de connaître le sentiment populaire sur la conscription, si l'on n'avait recours qu'à l'usuelle consultation parlementaire.

Réduisons la situation à une forme concrète, en supposant les hypothèses les plus probables. Le ministère propose la conscription, l'opposition la combat, certains députés Mbéfraux votent pour la consoription, certains conservateurs votent contre; ou, plus simplement, le premier ministre dépose le projet de loi et le leader de l'opposition s'y oppose; pins, dans l'un o-u l'iautre cas, — après le vote, dans le premier, avant, dans le second — • la Chambre est ' dîssoiite. Dans plusieurs comtés, les deux candidats seront favorables à la iconsoription, dans d'autres, ils siéront également anticonscriptionnistes. Comment départager, par le résultat, l'opinion des partisans et des adversaires de la conscription?

Même si les deux partis parlementaires votaient en bloc, — l'un pour ir conscriiJtion, l'autre contre — la consultation populaire n'en serait pas moins trompeuse. L'op «ne saurait exiger qu'un conservateur antioonscriptionniste vote pour xin candidat libéral dont il désapprouve la politique généralement; ni qu'un libéral conscrîptionniste vote pour le ministère conservateur. Et puis, queUé issue oiflfrirait-on par là aux nombreux électejirs qui sont opposés, non seulement à la conscription, mais à tout effort additionnel pour la guerre? Ou encore, à ceux iqui, généralement favorables là la politique de guerre du ministère conservateur, sont opposés à la seule conscription?

Invite à l'émeute

On a parlé d'une autre combinaison: coalition, élection générale, puis, conscription si le ministère de coalition est soutenu. Ce serait le plus odieux des subterfuges. Pour exprimer leur opinj^Dn, les anti'oonscriptionnistes n'auraient, d'autre ressource que de mettre partout des candidats opposés aux deux partis. Le défaut d'organisation préalable les empêchant de le faire dans la plupart des comtés, le gouvernement "national" intei^rèteralt comme favorable à la conscription un verdict arraché par la plus i®nti)lé des supereberies. Si l'on a vraiment songéi dans les cercles officiels, à cette tactique abominable, que l'on pèse bien ces paroles: c'est V invite formelle et définitive à l'insurrection. Qu'on y pense sérieusement, avant de réduire à l'exaspération des milliers dlhonnctes gens qui ne demandent qu'ià exprimer librement et paisiblement leur opinion. La mesure des duperies est coSmble. Ne la faites pas idéborder.

Pour ma part et pouf tous ceux qui ont condance en anot, je tiens à dégager notre respûâsabiilté. Nous avons réussi à calmer reffervescenice des derniers jours. Quoi qu'il arrive, nous ferons tout pour maintenir l'ordre public. ,Mais si les politiciens autocrates, frappés de démence, ne tiennent aucun compte des conseik désintéressés qui leur arrivent de toutes parts, nous serons aussi impuissamts qu'eux à contenir la colère

populaire; et ce n'est pas dans les rangs des vrais nationalistes qu'on trouvera les émeutiers.

Conclusion

Résumons en quelques formules concrètes la situation politique et ses exigences.

Toute coalition des partis, à l'heure actuélle, serait inutile, dangereuse et immorale.

La dissolution des Chambres s'impose. Le parlement n'est pas seulement moribonid, il est mort, moralensent: jam fœtet.

Le parlement iftctud ou futur ne doit pas voter la conscription; il ne peut, en justice et avec prudence, l'imposer au pays sans le consentement du peuple; et l'opinion du peuple ne peut s'exprimer libreiment que par un pilébisoite.

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