‹ Conseils aux acheteurs de chevauxChapitre 56 sur 62 · ART DT QE · texte numérisé non relu

ART DT QE

Fami

éparvins occasionneront ou non la claudication. Si l’on a mis le cheval pendant quelque temps à un travail rude et permanent depuis que l’on a pu reconnaitre qu'il avait un éparvin et qu’il ne soit pas devenu boïiteux, il y a toul lieu de croire qu'il continuera à se maintenir dans cet état; cependant 1l n’y en a aucune certitude.

L’éparvin de bœuf est un gonflement qui se produit dans la partie interne du jarret; il est de la même nature que les mollettes et les vésigons, etil convient dene pas y attacher plus d'importance qu’à ces deux autres affections, qui sont toutes des indices de fatigues excessives. S'il ya inflammaion dans cette partie, ou que le cheval boite, 1l est reconnu malsain, quelque pelit que puisse être cetéparvin.

Eparvin de sang. — Sur le milieu de la tumeur qui constitue l’éparvin de bœuf, passe une veine que la distension de la boursouflure inférieure rend plus apparente qu'avant l’apparition de léparvin : on lui donne le nom d’éparvin de sang. Cependant l'examen le plus attentif, la dissection

et le mesurage le plus exaet, ne peuvent y recon-

naître une maladie, et en remplissant de cire cette’

veine chez un sujet mort, on ne peut pas recon-

naître qu’elle soit plus volumineuse que chez un

autre cheval qui n’a niéparvin de bœuf niéparvin de sang. Dans quelques publications mocernes, l’éparvin a reçu le nom d’éparvin de sang, mais les auteurs plus anciens et ceux actuels prétendent que ces affections sont entièrement distinctes.

Il est prudent d'examiner la jambe au-dessous de la jointure du jarret, et de s’assurer s’il n’y existe pas de gonflement des tendons postérieurs, et si les boulets sont exempts de mollettes, les paturons de formes, les pieds de suros, de chancres et de seimes. Quant aux autres maladies appartenant spéciälement aux membres antérieurs, il est très-rare de les rencontrer dans les postérieurs; on peut même dire qu'on ne les y dé-

couvre jamais.

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