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EXAMEN APRES L'ACHAT

Quand le cheval a été acheté et remis entre les mains de son nouveau propriétaire, il convient de lui faire subir un examen plus minutieux qu'il n’est possible de faire avant l'achat. C’est le moment de juger de sa rapidité, de sa force, de sa docilité, de son het et de son état de santé ; et l'animal peut être mis à ces épreuves ‘avec beaucoup plus de facilité que lorsqu'il élait encore entre les mains du marchand. Si le cheval est vicieux ou malsain, ou s’il est affigé de n'importe quel défaut qui, d’après les termes de la garantie, autorise l'acheteur à le rendre, celui-ci les découvrira nécessairement dans un temps plus ou moins long ; mais plus tôt il s’en apercevra el voudra le rendre, moins il courra la chance de voir contester le fait de-la

préexistence de l’imperfection ou du défaut.

Un examen attentif depuis les avis donnés dans les pages précédentes, trahira souvent des défauts qui auraient pu échapper, pendant des semaines et des mois, à des remarques fortuites; et après un laps de temps aussi long, il devient impossible de prouver que le cheval était atteint de ce mal avant la vente. De plus, le cheval n’est ordinairement payé que quelques jours après avoir été livré, et comme il peut être difficile de rentrer dans l'argent donné comme prix de vente, même lorsqu'il est prouvé à l'évidence que le cheval était malsain avant l’athat, l'acheteur fera toujours sagement de retarder le payement du prix du cheval, jusqu’à ce qu’il ait acquis Ja connaissance la plus complète de l'état de l’animal ; pendant l'intervalle, il pourra, dans ce cas, soumettre le cheval à un examen dans des circonstances qui lui donneront occasion de découvrir ses vices; le palfrenier pourra recevoir des instructions pour qu'il donne immédiaiement des informations sur les particularités qu'il pourrait

observer, soit qu’elles aient rapport à des boi-

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leries, tics ou vices quelconques, ou qu’elles soient relatives au tiquage sur la mangeoire ou au vent, qu'il est souvent très-difficile de reconnaître avant la vente; c’est le groom qui soigne le cheval et qui est fréquemment dans l'écurie, qui se trouve dans la meilleure position pour pouvoir faire un rapport signalant les imperfections qui ont échappé à l'examen fait avant la vente.

Parmi les affections qui sont rarement découvertes avant la conclusion du marché, il faut - placer la toux chronique; souvent elle ne se trahit que plusieurs jours après que le cheval est entré dans sa nouvelle écurie ; il pourra se faire qu’il tousse une ou deux fois, sans que pour cela le cheval soit malsain, la loux peut dans ce cas provenir d’un refroidissement, d’un rhume; quant à la toux chronique, elle ne peut se reconnaitre qu’à sa fréquence; elle est rude, sèche, prolongée, et quand le cheval est sérieusement atteint, il | tousse souvent pendant plusieurs minutes, à tout rompre ; le plus souvent ces accès le prennent

quand il rentre à l'écurie, ou au moment où il en

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= sort, ou après qu'il a mangé ou bu. Beaucoup de chevaux atteints de toux chronique, supportent longtemps de rudes travaux sans paraïîlre se ressentir de la maladie dont ils sont attaqués; mais souvent aussi ils ne tardent pas à devenir poussifs, Ce qui suffit pour que la toux chronique les fasse considérer comme malsains.

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