TROISIEME PARTIE
Des maladies de l'âge critique.
Nous venons de voir comment s'accomplit la ménopause, dans les cas les plus ordinaires. Occuponsnous maintenant de la partie essentiellement pathologique de notre programme, en étudiant la marche irrégulière que peut suivre l'établissement de l'âge de retour et les péripéties qui peuvent traverser cette période, chez les femmes prédestinées, par leur constitution ou leur état de santé actuel, à des accidents qui n'attendaient, pour se produire, qu'une cause perturbatrice aussi puissante que l'abolition de la fonction menstruelle. En réalité, la ménopause ne doit pas être considérée comme une cause spéciale, entraînant après elle l'éclosion d'une maladie déterminée ou d'une classe quelconque d'affections particulières, mais
comme une prédisposition qui peut devenir l'occasion de toute espèce de maladies, notamment de celles qui couvaient, en quelque sorte, dans l'économie, et avaient besoin d'un coup de fouet, pour passer de l'état latent à l'état effectif.
Il s'ensuit, en thèse générale, que toute prédisposition morbide doit, à l'âge de retour, être soigneusemenf surveillée et traitée au besoin, parce qu'elle entraîne toujours un certain péril qu'il faut écarter, pour n'avoir pas à lutter, plus tard, contre des désordres irréparables. A plus forte raison, la prudence conseillera-t-elle*de se préoccuper, avec une sollicitude toute spéciale, de l'état des organes de la génération, — l'utérus et les ovaires, — plus exposés qu'aucun autre aux dégénérescences, en raison du rôle exclusif qui leur estjdévolu dans la menstruation.
Sans entrer dans des'détails qui trouveront ailleurs leur place, nous pouvons dire, dès à présent, que la ménopause est la]; condition qui favorise, au plus haut degré, le développementfdes diathèses dont la femme portait en elle les germes. C'est alors, en effet, qu'on voit apparaître les affections cancéreuses, dartreuses et rhumatismales, qui sont une desjmanifestations de
l'âge critique et qui auraient pu, sans cela, sommeiller toujours, sans se révéler par aucun trouble de la santé, car on ne saurait assez le répéter : la ménopause est l'occasion et non la cause efficiente des maladies qui affligent cette période de la vie féminine.
Classification des maladies de l'âge critique.
Chap. Ie
Maladies des organes
sexuels.
Chap. II. — Phthisie pulmonaire.
Chap. III. — Affections du cœur.
Chap. IV. — Maladies du cerveau.
Idu corps de l'utérus, du col de l'utérus.
1 / fongueux.
Affections de 'Caiicers,# sanguins.
( encéphaloïdes.
Écoulera. [ sanguius- ( blancs.
Polypes.
Hydropisies.
• Déplacements.
Affections des ovaires Kystes.
Affections. i . ,
. . , f Squirrheuse?.
Des mamelles. — Degene- } ,
\ Cancéreuses, rescences... }
Étourdissements Vertiges.
Apoplexie.
Manie, affections mentales { Hypochondr.
mélancolie. ■
/ Couperose.
Î Eczéma.
Lichen.
Prurigo.
Intertrigo.
/ Pléthore nerveuse.
Chap. VI. — Maladies du système j Migraine.
Chap. VII. — Hémorrhagies.
Chap. YIII. —Affections diathé
I Névralgies.
.Névrose protéiforme.
Vomissements. .
Crachements.. J de sang.
Pissement '
Flux hémorrhoïdal.
Rhumatisme.
f Aiguë.
siques / Goutte \ ° .
v ( Chronique.
Nous allons passer en revue ces différentes maladies, en nous étendant principalement, en raison de leur fréquence et de leur gravité, sur celles qui forment la matière des quatre premiers^ chapitres.
Quant aux autres, nous les résumerons brièvement, parce que leur étude ne présente pas le même intérêt, et que nous croyons suffisant de les indiquer, pour appeler sur elles l'attention des femmes et des médecins préposés à la sauvegarde de leur santé.