‹ Conseils aux instituteurs sur les nouveaux programmes de l'enseignement du dessinChapitre 15 sur 27 · LA J · texte numérisé non relu

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nous savons que bien des maîtres qui ont employé ce moyen s’en sont très bien trouvés. |

Il en es; de même pour le modelage qui, de prime abord, paraît présenter de grandes difficultés pratiques. Là aussi, l’expérience a été faite et a donné de bons résultats. La quantité de terre à avoir n’est ni encombrante ni coûteuse, puisqu'on ne conserve pas les maquettes et qu'après chaque séance on remet la glaise dans le baquet (voir les Instructions annexées aux programmes). Les enfants se fabriquent eux-mêmes l'outillage nécessaire, leur petite planchette, leur ébauchoir. On ne met d'abord à l'ouvrage que les plus expérimentés et les plus raisonnables d'entre eux ; on leur présente cet exercice comme une récompense de leur application et de leur bonne conduite, ce qui excite leur émulation et les pousse au travail. Peu à peu on étend l'autorisation à un groupe plus nombreux, puis, s’ilest possible, à la classe entière. C'est pour les élèves une source de grande satisfaction et plusieurs s'y montrent fort habiles. Nous connaissons une classe de lycée où les élèves; désolés de voir détruire leur œuvre et remettre en tas la terre glaise employée, ont demandé la permission de mouler eux-mêmes leurs travaux pendant la récréation. Ils ont déployé une ingéniosité extraordinaire pour se procurer les ingrédients nécessaires et, en peu de temps, sur les indications de leur professeur, ils ont réussi à faire des moulages excel-

lents.

C'est donc au maître de sentir ce qu’il peut per-

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