‹ Conseils aux instituteurs sur les nouveaux programmes de l'enseignement du dessinChapitre 3 sur 27 · PRÉFACE, III · texte numérisé non relu

PRÉFACE, III

précieux d'éducation, un adjuvant naturel pour les « leçons de choses », si bien pratiquées et si utiles dans l’enseignement primaire; mais, de plus, on a compromis une des forces du pays. Chez une nation qui passe à juste titre pour une des plus fécondes en artistes et en ouvriers d'art, qui attire chez elle les étrangers par la renommée de ses produits en ce genre, on en est réduit, à l'heure actuelle, à concevoir de graves inquiétudes sur le sort des industries qui ont leur source dans la science du dessin : ameublement, bijouterie, orfevrerie, ferronnerie, tentures et papiers peints, etc. La concurrence des nations étrangères est devenue sur ce point si menaçante et parfois si victorieuse, qu’on s’est demandé si la préparation initiale des enfants, destinés à entrer plus tard dans ces carrières industrielles, n’a pas été faussée dans son principe.

Depuis plusieurs années, ce grave problème a été résolu, âu moins partiellement, par l'initiative privée ou par des réformes locales. La Ville de Paris, sous l'impulsion active de son Inspecteur

général, M. Guébin, aidé de M. Keller, a comple-

tement transformé ses programmes et lé examens

de ses professeurs. Ses écolés communales de

garçons el de filles, ses écoles professionnelles,

sous la direction ‘de M"*° Silvain-Dufour et de

M°° Bastien, ont obtenu d'excellents résultats, en 3 )

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