‹ Conseils aux instituteurs sur les nouveaux programmes de l'enseignement du dessinChapitre 4 sur 27 · IV PRÉFACE · texte numérisé non relu

IV PRÉFACE

usant d'une méthode plus rationnelle, directement empruntée à la nature, prenant pour base la copie d'objets réels et faisant place à la couleur. De son côté, un groupe de professeurs actifs et zélés, parmi lesquels il faut nommer en première ligne M. Quénioux, avec ses collaborateurs et camarades, MM. Fonfreide, Cathoire, Testard, Forget et d’autres, mettait en mouvement le personnel des lycées et des écoles d’art décoratif. D’eux-mêmes, ils s’affranchissaient d’une pédagogie qui leur semblait fausse et nuisible ; d’euxmêmes, ils créaient des cours plus largement ouverts à la vie, à la lumière et aux couleurs. M. Quénioux a multiplié les appels à l'opinion publique par des conférences, par des expositions de dessins d'enfants. Pendant quatre ou cinq ans, des Congrès se sont réunis à Paris et à l'étranger pour étudier la question et émettre des vœux réclamant la modification des programmes. Les encouragements sont venus de toutes parts. Des artistes . comme M. et M"° Albert Besnard, Lerolle, Lenoir, Roty, des critiques et des historiens d'art, Henry Marcel, Roger Marx, S. Rocheblave, Léon Rosenthal, s’émurent et parlèrent ou écrivirent.

En 1908, la crise devenait aiguë et il étaittemps qu'une solution intervint. Mon rôle modeste en cette circonstance s’est borné à mettre au courant

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