A&T. IL
Les écoles mutuelles sont abolies , ainsi que les salles d^asile.
Art. IIL
Les frères Lazaristes , ainsi que les petits séminaires et autres établissements catholiques , seront chargés de Téducation secondaire des jeunes gens ; pourront Tétre aussi tous les ecclésiastiques bien pensants et qui auront bien mérité de la compagnie de Jésus. L^enseignement secondaire des jeunes demoiselles sera confié aux dames dii Sacré- Cœur et autres dames grises^ noires ou blanches, qui s'engageront à bien servir les intérêts de la Compagnie de Jésus.
Les Jésuites, proprement dits, n'auront i^éco-* les quà Fribourg, dans le Valais ^ en Belgique et autres lieux où on les laissera mettre le nez.
Art. IV.
Les collèges royaux et autres ëtablissements tenant à rUniversité ou pour rUnîversité sont abolis.
Art. V.
Les établissements dirigés par les sœurs de Cha* rite, ainsi que ceux plus huppés ^ dirigés par les dames du Sacré-Cœur et autres dames grises, noires ou blanches, auront pour aumônier un membre de la Compagnie de Jésus ou un ecclésiastique qui méritera la confiance de la Compagnie de Jésus. Toutes les dames éteignantes , ainsi que les sœurs de la Charité, auront pour directeur un Jésuite ou pour le moins un Lazariste. Ceci est de rigueur.
Art. VL
Les pensionnats de filles et des garçons, existants aujourd'hui en vertu des lois du royaume, sont abolis \ à Tavenir, tout pensionnat de garçons sera tenu par xm frère cafard, et tout pensionnat de demoiselles par une Jésuitesse bien reconnue. Sont réputées Jésuîtesses les surveillantes des salles d'asile.
Art. VII.
Les enfants du peuple seront reçus gratuitement dans tous les établissements d'instruction primaire de la Compagnie de Jésus. Seulement il est enjoint aux frères chargés de cet enseignement de faire eu sorte d'obtenir des conseils municipaux la plus forte subvention possible. Ces frères pourront recevoir quelques centaines de pensionnaires à 500 francs Tun ; dans ce dernier cas, ils demanderont aux conseils municipaux un local convenable et quelques arpens de terre pour y semer des haricots... Ce légume servira à nourrir le commun des frères et les pensionnaires. — On y élèvera aussi quelques poulets à rintention des frères directeurs.
Art. VIII.
Si les conseils municipaux refusaient le local et le terrain susdits, on y pourvoira au moyen des aumônes et des loteries. Les billets de ces dernières Seront ensuite négociés à la Bourse à 500 pour 100 . de hausse, comme Font été dernièrement ceux de la loterie des orgues de Saint-Eustache. Ces billet8|
vendus d^abord à 2 fr. 50 cent», se sont revendus
jusqu'à cinquante francs.
Puis,'on établira des bazars catholiques qui seront
affectés à la vente des reliques et des nombreux objets
qui n'auront rien coûté, et qu'on vendra à des prix
fous Dans ces sortes de transactions, Isifoi saiwe.
Quiconque achète aux frères de la Compagnie de Jésus doit avoir une grande dose de foi ; mais tout péché est expié dès que Targent sonne dans la caisse du pape, comme disait le bon dominicain Tetzel. (Mé' moires de Luther» )