‹ Conseils du R. P. OlivaintChapitre 9 sur 16 · MAXIMES · texte numérisé non relu

MAXIMES

des vertus. Le reste suit; tout est gagné, pour un jeune homme, quand il a dominé son tempérament et sauvé sa pureté.

Et ce n'est point impossible, il s'en faut : 1 âme se fait son corps à elle-même, c'est-à-dire qu'elle peut être « toujours maîtresse du corps qu'elle habile. » Bien plus, elle le modifie, en quelque manière. Saint François Xavier, saint François de Sales ne sont-ils pas devenus comme d'autres hommes ?

En ce sens, vous le voyez, l'acquisition de la vertu est pour vous affaire de tempérament, et, pour ainsi dire, question d'hygiène.

Celui-ci évite tout excès de nourriture, par ordre du médecin, à cause de son estomac. Pourquoi celui-là n'agirait-il pas de même pour dompter la chair par la tempérance ? — Celui-ci évite la concentration, l'isolement, parce

qu'il est hypocondriaque. Pourquoi pas celui-là, pour échapper à son imagination? — Celui-ci, parce qu'il est d'un tempérament lymphatique, doit, par ordre du médecin, se donner du mouvement et fatiguer son corps. Pourquoi pas celui-là, pour réagir contre la mollesse?

En tout cela, chacun doit choisir ; mais voici ce qui, pour tous, résume tous les conseils : Post concupiscentias tuas non eas (1).

Luttez contre votre tempérament; c'est le secret de la vertu.

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