‹ Conséquences A Tirer De L'Étude Des Trois Formes De L'hécastosie Pour La Maniére D'interpréter La Formation De Certains Organes AppendiculairesChapitre 3 sur 5 · Q SOCIÉTÉ BOTANIQUE DE FRANCE · texte numérisé non relu

Q SOCIÉTÉ BOTANIQUE DE FRANCE

feuilles sont alternes, opposées ou verticillées, le défaut d’hécaslosic centripète fait naître des différences notables dans les formes qui en résultent.

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. I.— Feuilles alternes.

Il y a un grand nombre de feuilles dont le limbe est déclinent sur le pétiole, et quelquefois ces décurrences sont si larges que la feuille est, pour ainsi dire, sessile (Digitalis purpurea). Si nous supposons un défaut d’hécastosie centripète entre l’axe et le pétiole, nous aurons une feuille véritablement déçurrenie sur l’axe et dont le Symphyium officinale nous offre de beaux exemples. Les Scolymus hispanicus et grandi florus, les Onopordum Acan thium et illyricum, et surtout les Cirsium lanceolatuni et acanthoides et l’ Echinops sphærQcephalus , présentent des décurrences caulinaires qui montrent de la manière la plus nette qu’elles ne sont que des décurrences du limbe sur le pétiole, que le défaut d’hécastosie centripète a reportées sur l’axe ; car les décurrences caulinaires et péliolaires présentent la même structure, les mêmes sinuosités, les mêmes interruptions, en un mot, les mêmes accidents de formes et de développements. Il y a quelques distinctions à faire sur ces défauts d’hécastosie centripète, selon que les feuilles sont alternes-distiques, tristiques, quinconciales, ou d’un cycle plus élevé.

Feuilles alternes-distiques. — Si l’on examine les tiges dites ailées , diptères, de certains Lathyrus [latifolius, platyphyllus , etc. ), du Genista sagittalis , du Bossiœa scolopendria et du Carmichœlia australis, on ne tarde pas à reconnaître que ces tiges appartiennent à deux types différents. En effet, dans les deux premiers genres, le plan du limbe conserve encore une position perpendiculaire à l’axe, et les bourgeons se trouvent émerger de la face même de l’axe, tandis que, chez les deux autres, le plan du limbe serait plutôt parallèle à l’axe, et les bourgeons se trouvent insérés sur les cotés de cet axe. Le défaut d’hécastosie centripète entre un pétiole ailé et un axe, par l'alternance distique, donne une suffisante explication du phénomène dans les Lathyrus et le Genista sagitlalis ; mais, pour fournir une explication satisfaisante de l’autre type, il faut nécessairement admettre un défaut d’hécastosie. centripète exercé sur deux feuilles opposées.

Feuilles alternes-tristiques, — De même que les feuilles alternesdistiques, par défaut d’hécastosie centripète, donnent naissance à une tige diptère, de même ce défaut, appliqué aux feuilles alternes-tristiques, donne lieu aux tiges tviptères des Baccharis sagittalis et Genista sagitlalis, sur lesquelles on peut faire les mêmes observations relativement aux positions des limbes et des bourgeons.

Feuilles quinconciales, etc. — Le défaut d’hécastosie centripète a pour effet, dans ces plantes, de ne donner lieu qu’à des décurrences parallèles, qui ne coïucident pas pour des raisons orgauogéniques, dans le détail trop étendu

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desquelles nous ne pouvons entrer ici. Mais le caractère essentiel de ce groupe de plautes à feuilles alternes consiste en ce que toujours le bourgeon est axillaire et naît de l’une des faces de l’axe, que la feuille soit peu ou entièrement adhérente à Taxe, ou qu’elle provienne de l’alternance distique, tristique QU quinconciale. .

r — Feuille») opposée». ,

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Les feuilles opposées peuvent, par défaut d’hécastosie centripète, donner lieu à des phénomènes remarquables, sans parler de la disparition totale du pétiole et d’une portion du limbe, comme nous l’avons indiqué chez le Ionisera Capri folium , etc. D’abord, si la feuille a son pétiole ailé, le défaut d’hécastosie centripète aura pour premier effet de fondre ensemble l’axe et le pétiole, et les ailes du pétiole appartenant désormais h l’axe y formeront deux Récurrences de chaque côté du point d’exsertion de la feuille. On saisit trèsbien ce phénomène dans les Verbesina , où l’on trouve une espèce à feuilles véritablement pétiolées (F serrata ), puis une autre à feuilles légèrement Récurrentes sur la tige (F. Siegesbeckia), conduisant évidemment à la Récurrence beaucoup plus prononcée du Verbesina alata , dont la tige porte quatre ailes provenant des deux feuilles le plus souvent opposées. Mais ce ne sont là que des défauts d’hécastosie centripète relativement peu prononcés, car on comprend que le phénomène puisse faire que, non-seulement les deux ailes opposées de chaque côté de la feuille arrivent à se confondre et à ne donner lieu qu’à une seule aile de chaque côté de la lige, mais encore que les limbes tout entiers restent adhérents à l’axe, en augmentant ces ailes, soit en largeur, soit en épaisseur.

Si maintenant nous concevons une série de feuilles opposées, mais toutes

dans un même plan, comme on en voit dans quelques Euphorbia ( hgperici -

folia, etc.), et qu’un défaut d’hécastosie centripète aura maintenues dressées

et adhérentes à l’axe, dans toute leur longueur, quoique les limbes se soient

développés comme à l’ordinaire; alors les deux feuilles opposées pourront

adhérer ensemble par leur face supérieure, tout en contenant l’axe dans leur

centre. De cette façon, chaque double demi-limbe fera, sur chaque côté de la

ôge, l’effet de deux ailes ; de sorte qu’une succession de ces feuilles opposées,

ainsi appliquées l’une sur l’autre, donnera à l’axe l’apparence d’une tige de lactée phyllomorphe, un Phyllocactus, par exemple.

Dans cette hypothèse, une inclinaison alternative des doubles feuilles, de chaque côté de l’axe, explique parfaitement les sinus que l’on observe sur ces ades, et qui seraient constitués par le sommet d’une première paire et la base d’une troisième paire inclinées du même coté. Cette inclinaison peut augmenter, de façon que chaque extrémité de double feuille s’annonce par un sommet plus prononcé. Dans ce cas, le sinus est plus profond et peut descendre jusqu’à l’axe médian, et les deux feuilles unies font l’effet d’une

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