‹ Conséquences du Système de Cour établi sous François IerChapitre 29 sur 88 · LES CLASSES, SOUS LE NOM DE FEMMES GALANTES · texte numérisé non relu

LES CLASSES, SOUS LE NOM DE FEMMES GALANTES

Quand les anoblis, ou la petite noblesse, furent distincts et séparés de la bourgeoisie vivant noblement, ou de la haute bourgeoisie; que les gens de cour furent distingués de tout ce qui n’allait pas à la cour ; qu’à la cour les gradations de places séparèrent et classèrent les grands officiers de la maison, et qu’enfin des dignités graduées distinguèrent et classèrent les courtisans, de sorte que des développements inévitables et des extensions toutes naturelles devaient faire descendre des influences graduelles jusque dans les dernières classes de la société , et faire pour ainsi dire aspirer l’obséquio-

1 Abrégé chron. , p. n3o, an 1577.

A I. A COUlt DE CHANCE.

sité de bas en liant , il ne semblait plus possible de rien ajouter aux moyens de lier toutes les infériorités à toutes les supériorités: et cependant il s’en trouva encore un plus puissant que tous les autres, qui se mêla à tous, et leur donna plus de ressort: ce fut l’affiliation d’une vaste congrégation de femmes à tous les intérêts de l’affiliation politique.

Une grande circonstance non encore remarquée dans l’organisation de la cour donna aux femmes cette destination : ce fut la faculté laissée à toutes, dans toutes les conditions, et malgré la naissance la plus ignoble, de devenir dames de la cour, par le seul fait de leur mariage avec un homme qui faisait les preuves requises , c’est-à-dire qui prouvait sa noblesse dans la ligne paternelle depuis i4oo.Le règlement de la cour de François Ier sembla dire aux femmes : « Soyez riches et belles, et la cour vous est ouverte, la cour est votre domaine. »

Il était de l’essence d’une cour voluptueuse et galante de donner accès à toutes les femmes. Cette facilité n’a pas été établie par un règlement exprès; mais c’était la conséquence de celui qui établissait le genre < ie preuves à faire par les hommes qui aspiraient à être reçus à la cour. Au lieu d’imposer des preuves de noblesse de père et de mère, comme dans les cours et dans les chapitres d’Allemagne, c’est-à-dire la preuve par quartiers , le règlement de François Ier n’imposa de preuves de noblesse que dans la ligne paternelle, ou la preuve

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