‹ Conséquences du Système de Cour établi sous François IerChapitre 30 sur 88 · IJ2 AFFILIATION DES FEMMES GALANTES · texte numérisé non relu

IJ2 AFFILIATION DES FEMMES GALANTES

par degrés. Ainsi , il suffisait pour être de la cour de France de descendre de pères et d’aïeux nobles, depuis i/joo, quelle qu’eût été la naissance des mères et aïeules. Il résulta de là que les grands purent s’allier sans conséquence à la roture, et même à la plus basse et à la plus odieusement enrichie ; et, par une autre conséquence, qu’ils purent présenter à la cour ces femmes, de qui devaient naître des fils plus nobles d’un degré que leur père, quelque ignoble que fût la naissance de leur mère. Cette faculté ne fut point chimérique. La haute noblesse se jeta sur les riches héritières des gens de finance; et depuis ce temps on n’a cessé de voir à la cour des femmes prises dans la roture, et des enfans naître avec des noms illustres, ayant , du côté maternel, un grand-père et une grand’mère, des oncles, des tantes, des cousins, dont le nom seul les faisait rougir.

Les grands n’ont pas seuls trouvé du profit à ces alliances : les gens d’affaires , de finance et autres les ont avidement recherchées , soit comme moyen d’accroître encore leurs richesses , soit pour mettre leurs rapines à couvert sous un patronage illustre et puissant.

Les femmes de la riche bourgeoisie dûrent fort goûter un système de cour qui leur ouvrait une carrière fermée par toute l’Europe à leur vanité. La cour deFrauce, à bon droit, acquit alors la réputation d’être la plus polie du monde entier; et les femmes ne la contestèrent point. La beauté

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