DK LOUIS XII1I, DE LOUIS XIV, ETC
pille'. Son amour pour madame de Mailly fut enveloppé de quelque mystère ; sa liaison avec madame de Yintimille, sœur de madame de Mailly, fut publique ; la troisième sœur, la marquise de la Tournelle , qu’il fit duchesse de Châteauroux , fut affichée; il la mena avec lui à l’armée, où elle fut reçue avec mépris; elle fut chassée de Metz, où le roi tomba malade; rappelée après la convalescence, elle mourut. Madame d’Étioles, marquise de Pompadour, coquette subalterne, prit sa place; le roi ayant été blessé d’un coup de canif par Damien, la renvoya; il la rappela, et elle mourut chargée de malédictions comme coupable de la guerre de Sept-Ans. Après elle, vint madame du Barri , que Paris avait comptée entre les prostituées publiques.
Ces mœurs durèrent j usqu’au règne de Lou is XVI, dont la froideur pour Marie- Antoinette rappela long-temps les commencements de Louis XIII avec Anne d’Autriche.
Les légèretés de Marie-Antoinette favorisèrent le débordement général; et la fatale complaisance de Louis XVI pour lesdéportements du comte d’Artois, dont les profusions et les galanteries semblaient être une continuation de celles des rois ses aïeux, cette fatale complaisance les rendit plus con-
1 La petite-vérole pr.se au Parc-au-Cerf, où le roi avait un harem.
l8S DISSOLUTION DUS COURS DE LOUIS XIII, ETC.
tagieuses que 11 eussent été celles du roi lui-même, et lui firent perdre, aux yeux de la nation, le mérite de sa fidélité à la couche conjugale, et à la modération naturelle de ses habitudes.