‹ Conséquences Économiques de la Stabilisation Belge (1re Année)Chapitre 16 sur 38 · LL AUS · texte numérisé non relu

LL AUS

çue la stabilisation n'avait pas eu sur la marche de ces industries les effets fâcheux qui étaient généralement attendus. |

Dans leur ensemble, les valeurs industrielles ont marqué des plus-values considérables qui, quelle que soit la sous-évaluation où étaient tenues ces mêmes valeurs au milieu de 1926, semblent manifestement exagérées. Les hausses d’ailleurs ne sont pas uniquement dues à des rectifications de la dépréciation monétaire. La valeur or de certaines catégories d’actions a en effet

beaucoup monté ainsi qu’en fait foi le tableau suivant :

Valeur or des index

Au1er avril Auler mai 1926 4927 Hausse Banques Ne de SN 19,75 Entreprises immobilières 71,70 . 109,05 37:90 erohemmns de fer. 200 71,44 60,2 32,94 Tama vS eve 37,76 89,48 5I,7R Tramways et électricitéé 80,3 CA OMG RS LI OO A OUT RARE DO 36,67 300 46,66 SATÉLUTDIE Eee ere 20,52 32,69 12:17 HobrENa coke Es. 2. 87,56 93,88 6,32 Charbonnages ........ 24,49 27,63 3,14 AIACSAOLEMINES 2. 23,15 35,44 9,68 GAMES Te 111,48 103,30 — 7,18 V'ETRETIES D ere mue LOS AE PRG DD ISERE re STONE SAN te SAT 37,46 12,69 Constructions ......... 17,96 20,47 2,91 DOS POS ESC rare 47,14 68,36 21e?

CRITIQUES PER CR Trees 13,68 22,83 9,15 COIDILALES BORA 0 86,91 164,22 77,31 Alimentations 13.7 48 68,47 20,47 DIVéTSOS ati recu 33,74 AG ee DétRole PR conteur 9,70 11,50 1,80 SIICTEPIES 1: RO PA 12,88 23,46 10,58 .

Moyenne générale action 37,39 62,13 24,74

Fours du dollar noise SOLDE 20:8 0:00 2,14

Longeaux à 4

ou

Il semble que des exagérations inévitables dans des .

temps où les vicissitudes monétaires ont profondément troublé toutes les notions de valeur et toutes les habitudes financières, se sont produites en Bourse pendant les premiers mois delastabilisation.Bien des rectifications devront être opérées avant que ne s’établisse un équilibre durable. Mais cette mise au point ne pourra être que le résultat d’une lente évolution.

La hausse des cours des valeurs a paru à beaucoup trop rapide et trop anormale pour n'être pas suivie d’une crise générale par réaction. Au milieu de mai déjà une dépression assez sensible s’est produite

Mais elle est restée sans lendemain et les cours se sont

rapidement relevés pour le plus grand nombre de ru-

briques. Peut-être cette reprise est-elle un peu factice. Il semble en effet que les établissements de crédit qui

avaient à écouler une assez grande quantité de titres :

provenant de nouvelles émissions, très nombreuses comme nous l’avons déjà dit — elles ont dépassé deux milliards pour les cinq premiers mois — ont fait les plus grands efforts pour inspirer à la Bourse de meilleures dispositions qui permettent le classement aisé des titres dans le public. Les banques ont notamment accordé de plus grandes facilités pour les avances et elles ont pesé sur l’Institut d'émission pour que le taux de l’escompte fût abaissé. La reprises des cours qui s’est produite en juin semble donc être en partie l’œuvre de pro-

fessionnels assez mal suivis par la grande masse du

public. Cependant sur la fin de l'été, la Bourse s’est à

nouveau sensiblement. améliorée.

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