‹ Conséquences Économiques de la Stabilisation Belge (1re Année)Chapitre 2 sur 38 · LOUE · texte numérisé non relu

LOUE

revalorisation progressive dont la cadence et la limite

restaient à déterminer. Le choix de la prémière solu-

tion impliquait la désolidarisation du france belge et

du franc français au sujet duquel M. Poincaré se refusait

à prendre aucune mesure définitive. Sans doute pouvait-

on envisager que la France se rallierait postérieurement au taux de stabilisation choisi en Belgique, Mais cette hypothèse était bien aléatoire et partant les risques de l’entreprise bien grands.

C'est cependant à cette solution que M. Francqui, ministre des Finances, s'est arrêté, parce qu’il a estimé

que les circonstances économiques et sociales propres

à la Belgique rendaient nécessaire un retour aussi prompt

que possible à une monnaie basée sur l'or. Les diffi-

cultés, les aléas d’une stabilisation lui ont d'autant moins échappé que l'échec de la tentative Janssen était présent à tous les ésprits; mais si le souvenir de cette malheureuse expérience a influé sur le choix du taux de dévaluation et conduit a le fixer avec une extrême prudence, il n’a pas retenu M. Franéqui de procéder aussi rapidement que possible à la réforme définitive, dont la mise en œuvre immédiate pouvait seule à ses yeux permettre à la Belgique de restaurer son économie.

. Un des principaux artisans de la réforme monétaire,

.M. L. Franck, ministre d'Etat, actuellement gouver-

neur de la banque nationale, a écrit les signes suivantes! qui éclairent d’une façon remarquable la pensée des

stabilisateurs

1. La stabilisation monétaire en Belgique, p. 89. Payot, Paris.

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