VERRE
Il nefautdonc pas attribuer uniquement à la stabilisation la responsabilité de la situation véritablement critique où se débat l’industrie charbonnière belge. Cependant on ne saurait nier l'influence des charges fiscales excessives ni celles de l'élévation des salaires qui, comme nousle verrons, a été notable au lendemain
de la réforme monétaire. Les prix de revient du charbon
belge se sont doncprogressivement accrus alors que ceux .
de la concurrence anglaise, par exemple, diminuaient, ce qui a permisà cette dernière d’abaisser ses prix de vente. Ceux-ci étaient dès avril | 1927, l’anthracite excepté, au-dessous des prix correspondant du début de la grève anglaise, prix exceptionnellement bas cependant.
Dès les premiers pas de notre incursion dans le domaine économique, nous constatons que la stabilisation s'accompagne d'une hausse des salaires, alors que les prix de vente exprimés en francs belges sur les marchés extérieurs ne peuvent plus subir d'augmentation correspondante. Première et essentielle différence avec la France qui a stabilisé à un point où la courbe des changes rencontrait celle des salaires. Selon l'expression si Juste de M. Gustave Leo-Girard, président adjoint du Comité central industriel en Belgique, la stabilisation des prix de vente ne s’est pas accompagnée d’une sta-
bilisation des prix de revient.
Industrie: mélallurgique.
La grève anglaise n’a pas seulement contribué à la
prospérité temporaire de l’industrie charbonnière belge,
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elle a aussi exercé une heureuse influence sur l’activité
ne Fa l’industrie métallurgique. Voici quelques chiffres
caractéristiques qui concernent la grosse sidérurgie
Nombre de Hauts-four- j neuxen Production Production, activité de fonte d'acier brut Nrovemens LOST 54 207.058 200.398 Moy. mens. 1925: :.,.. 4? 211.786 OSSI OA OCLODre AL AE 55 D19 590 308.700 1926 novembre :,..... 56 309.520 302.740 LS décembre : ...... 56 528.570 319.870 PORPMIanv Ier etre 55 316.430 305.450 ÉONDIOr AN APE hs) 292.620 287.530 LATE LRU PRO ob 05 17314340) 4"306: 590 GATE ER RE D4 309.920 293.250 IN EN EVER LE RES b4 318.790 311.450 Tree Ne LATE Le 54. 202.070 291 .930 HORS APPART RERS 59 319.650 306.500 AOL ME ANRT UNE 55 316.690 317-410 SseptémDOre mr r ne 45 308.800 280.940
La fin de la grève anglaise coïncidant avec la formation du Cartel de l’Acier qui fixe pour la Belgique une part de production de 270.000 tonnes par mois, — chiffre au-dessus duquel elle est obligée de verser une indemnité à la caisse du Cartel, — entraîne en février une diminution assez sensible de la production de l'acier. Cependant la part fixée est largement dépassée et le sera plus encore au cours des mois suivants. Pour le mois de mai la sidérurgie belge versera à la caisse du Cartel quelques 175.000 dollars, soit plus de 6 millions de francs belges. Dans les négociations qui se poursuivront à l'automne pour la continuation du Cartel, la pierre d’achoppement sera l’exigence de la Belgique de faire
augmenter sa part de production. Il est évident que la
EE RCE
situation de la métallurgie belge ne saurait être fort mauvaise pour qu'elle adopte une pareille politique.
Même constatations pour l’industrie du zinc.
Production en tonnes ‘Moyenne de 1913 ...... 17.019 par mois NOR LA CRORPAS" QE 1926 décembre. ...:270% LEO DPRAES DO RARES AMENER, DUREE MID OO 2 EU AN A MNT NRA nn MANOEALT OT
SEDLEMRTE ee SMAOS610) ; ——-
. ï 9 | | Bien que les chiffres de septembre témoignent d’une légère baisse, la production du zinc se tient à un chiffre très élevé pour la Belgique; cependant le prix de ce métal était très bas. C’est une nouvelle preuve de la vitalité de l’industrie métallurgique belge, qu'il faut attribuer pour une large part aux conditions d’exploitation avantageuse dont elle bénéficie en général.
La situation de l’industrie métallurgique varie d’ailleurs selon les régions et le type des produits fabriqués. Ceci montre bien que la stabilisation dont les effets propres devraient se faire sentir uniformément dans tout le pays, n’exerce ici aucune influence bien nette. Cependant à voir de plus près, on constate que la stabilisation a bien eu une répercussion sur le niveau des prix mais lesvariations de l’index-number ont des effets divers selon les modalités des contrats qui lient patrons et ouvriers. Or, nous verrons plus loin que ces contrats varient avec les régions. Dans son ensemble l'industrie | métallurgique belge a peu souffert de la stabilisation La construction mécanique a plus souffert que la sidé-
rurgie, mais, constatation intéressante, celles de ces
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‘industries qui produisent des articles présentant dans une certaine mesure un caractère de luxe, comme les fabriques d'autos, motos. bicyclettes armes à feu, ne sont aucunement touchées. Il y à là un phénomène assez rare qui tient évidemment à des circonstances étrangères aux événements monétaires et résulte des conditions spéciales où s’est effectuée la réforme monétaire belge. Citons entre autres la hausse du franc français. En ralentissant les ventes de voitures francaises en Belgique, la différence de change a évidemment favorisé la construction automobile indigène. Il en à été ainsi sur tous les points, et ils sonttrès nombreux, où les industries des deux pays précités produisent des marchandises similaires. l'ans certains cas, la fabrication belge a supplanté la fabrication française non seulement sur le marché local mais égalementsur certains marchés. étrangers, dans les pays de la Baltique et dans ceux de l'Amérique du Sud en particulier.
En ce qui concerne la grosse métallurgie belge, il faut noter cependant qu’elletire la majeure partie de sa matière première des mines de Lorraine et qu’elle a donc dû être atteinte par le relèvement de notre devise.
Autres industries.
Nous grouperons ici toutes les industries au sujet desquelles on ne possède aucune statistique. Il est cependant possible de se faire une idée assez exacte de
la situation où les a mises la stabilisation.
Longeaux i 5