CHAPITRE IL
Influence de la stabilisation sur les échanges commerciaux.
Nous venons d'examiner quelle a été l'influence de
la stabilisation sur l'économie belge en nous plaçant.
plus spécialement au point de vue de l’activité productrice. Il faut maintenant considérer quels ont été
les effets de la réforme monétaire sur les échanges com-
merciaux. Les deux domaines, celui de la production
et celui des échanges sont d’ailleurs contigus et il n’est pas toujours aisé d’en distinguer les limites. Aussi les observations que nous venons de faire dans le chapitre précédent sur la situation des principales branches
d’industriés suffiront-elles presque à donner une idée
approchée de l’activité du commerce intérieur pendant
la période envisagée. Tout au plus faudra-t-il les com- -pléter par quelques précisions sur la situation du petit commerce et de quelques commerces importants comme celui de la banque et des transports. Il
sera au contraire nécessaire de consacrer à l'étude du
commerce extérieur belgo-luxembourgeois d’assez longs
développements parce que dans ce domaine les vicis-
# RAA 1 AL: Lips L
Situdes monétaires ont des répercussions directes dont l'examen est donc particulièrement intéressant. En prenant les mots « conséquences économiques » dans leur sens le plus strict cet examen pourrait d’ailleurs
être considéré comme l’objet même de cette étude.
a) Le commerce intérieur.
En conclusion du chapitre précédent, nous constations que la grande industrie semblait avoir plus facilement supporté les effets de la stabilisation que la petite industrie. EC nous disions que cette différence n'était qu'une question de temps. le même dans le domaine des échanges allons-nous pouvoir faire la même observation. | e grand commerce à peu, pas du tout pourrait-on dire, souffert de la réforme monétaire; le petit commerce en a sérieusement pâti, au moins pendant les premiers temps, car tout permet de prévoir que la situation est d'ici peu appelée à se renverser.
Un premier point d’abord, c’est la prospérité du commerce bancaire; le nombre des établissements de crédit s'accroît, leur personnel s’amplhifie. le luxe de leurs installations ne fait que s’accentuer. Aucun des accidents d’ailleurs qui sont souvent la rançon d’une trop rapide expension et d’une insuffisante prudence. Le nombre des krachs, des faillites est relativement restreint. Tout au plus peut-on signaler la déconfiture d’une grande banque et d’une société « holding » d'industries lai-
nières. Encore dans les deux cas le désastre paraît-il