‹ Conséquences Économiques de la Stabilisation Belge (1re Année)Chapitre 25 sur 38 · OUT CE · texte numérisé non relu

OUT CE

plutôt dû à des erreurs de gestion qu'à l'effet des cir-

constances économiques générales.

Cette prospérité n’a rien qui doive surprendre. L’acprosp q P

tivité de la Bourse, la hausse rapide des valeurs l’ex-

plhiquent suffisamment. L'inflation, à fait pénétrer ou a développé, dans toutes les classes de la société le goût de la spéculation, elle a procuré au commerce de

l'argent toute une nouvelle clientèle et ce bénéfice

semble pour jamais acquis. Cependant, l'avenir des établissements de crédit n’est pas sans nuage. La

hausse des valeurs qui est due aux circonstances mo-

nétaires plutôt qu'à un essor industriel n’aura pas une

perpétuelle durée. Sans doute faut-il s'attendre à une

réaction et celle-ci, en vertu de la loi de solidarité éco- :

nomique,atteindratous les établissements, les plus puissantscommeles plus prudents. Ceciau point de vue sécurité. [Il en sera de même au point de vue activité. Le désordre qu’a jeté la dépréciation monétaire dans l’appréciation des valeurs industrielles a permis aux spéculateurs de réaliser de fortes différences et les a engagés à multiplier leurs opérations. Mais l'adaptation des cours aux valeurs ne saurait plus tarder, au point de vue monétaire s'entend, car au point de vue purement économique l’adaptation se poursuit, perpétuelment. [1 viendra d’ici peu un moment où les différences de cours perdant en amplitude, le stimulant du jeu sera moindre. De, même qu’il en a été en Allemagne

et dans bien d’autres pays après la réforme monétaire,

l’activité des banques sera réduite, surtout celle des

banques d’affaires. Il est à craindre que ces établis-

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seménts ne ‘soient obligés de licencier une partie de leur personnel et ceci sera d'autant plus regrettable que celui-ci est pour une grande proportion recruté dans la petite bourgeoisie, principale victime de la dépréciation monétaire. Quoiqu'il en soit, et quelles que puissent être les inquiétudes pourl'avenir, les banques ont joui pendantla période envisagée d’un indis-

cutable prospérité. Il en a été de même des sociétés de

- transport.

Si l’on considère d’abord le mouvement de la na-

vigation maritime internationale on constate un dé-

veloppement sensible de son activité. Citons quelques

chiffres.

10 premiers mois de :

1926 19217 Entrée des navires | en nombre 9941. 10.258 au port d'Anvers en tonnages 18.629.671 19.534.347

On relève de même une réelle amélioration du mouvement générale de la navigation. De même pour les transports terrestres.

Le premier exercice de la Société Nationale des chemins de fer a pris cours le 1% septembre 1926. Les bénéfices totalisés correspondaient au 1% octobre 1927. c’est-à-dire après treize mois d'exercice à un produit net de 574, 5 millions et à un coefficient d’exploitation globale de 81, 31 %. Bien qu'il soit prélevé

sur les recettes depuis le 1 janvier 1927 vingt-cinq

millions par mois en faveur du fonds de renouvellement

on obtient sur les neuf premiers mois de 1927 un pro-

duit net global de 313 millions contre 207 millions pour

les mois correspondants de 1926, avec des coefficients d'exploitation respectifs de 85, 5 et 86, 1. Les prévisions de recettes établies en tenant compte des augmentations de tarif sont dépassées à concurrence de 87.329.000 franes pour les neul premiers mois de 1927. Les recettes totales de cette période excèdent de 675 mil-

hons celles des mois correspondants de 1926: elles ont

été en effet de 2.1$ millions contre 1.483. EL les augmen-

talions de recettes ne proviennent pas seulement des élévations de tarifs. On relève en effet un accroissement

à N “ du nombre des marchandises et des voyageurs trans-

portes.

Ces chiffres sont très significatifs. Ils n'indiquent

pas seulement que la situation de la Société Nationale

des Chemins de fer est bonne mais ils prouvent aussi |

que le mouvement général des affaires est demeuré |

actif, I faut toutefois étudier les chiffres de près. D’as près les indications fournies par la Société Nationale

des Chemins de fer belge on constate que ce sont: sur-

tout les transports de matières pondéreuses qui sont

en voie de progression. Îl n'en est pas de même des expéditions d'objets légers, fragiles, ete. Et ceci correspond bien à l'observation faite précédemment que la

grande industrie, exception faite des charbonnages, a

mieux que les petites entreprises supporté les effets

de la stabihsation.

Si l'on considitre en effet le petit commerce, les arti-

sans détaillants il est certain que la réforme monétaire Sest fait sentir assez durement danscette partie de l’activité économique. Il est d'ailleurs difficile de préciser

nf à

dans quelles proportions et de citer des chiffres; oti

n'a aucune indication exacte, aucune statistique. Le nombre des faillites: est moins important pendant les premiers mois de 1927 que pendant la période correspondante de 1926, mais cela ne prouve pas grand’chose, sinon qu'il n’y a pas eu de crise ni très grave, ni très brusquée, comme une sévère restriction des crédits aurait pu en provoquer. Il s’est produit un ralentissement progressif des affaires, une mévente de plus en plus accusée à mesure que les prix intérieursmontaient sans que les possibilités d'achat s'accrussent. Le marasme d’ailleurs a entraîné plutôt que l'arrêt des, transactions un amincissement toujours plus accentué de la marge des bénefices.

out le commerce n'a d’ailleurs pas souffert d’une facon uniforme de la crise économique. Les négociants qui sont en relations d’affaires avec la Hollande, les pays scandinaves, l'Allemagne ont été relativement épargnés. Par contre, tous ceux qui vendent des produits de luxe et d’une manière générale des produits français d’un usage non industriel, ont particulièrement été frappés, soit dans leur chiffre de transaction, soit dans leurs bénéfices. Mais, au total, la sous-consommalion du marché intérieur est indéniable; elle entraîne un ralentissement marqué de l’activité commerciale dans le pays même. Par contre,les chiffres du commerce extérieur de l’Union économique belgo-luxembourgeoise qui nous allons maintenant examiner décèlent

une réelle prospérité.

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__b) Le commerce extérieur.

Avant de chercher à déterminer les Conséquences de la stabilisation sur les mouvements du commerce extérieur belgo-luxembourgeoïis, il est intéressant de rappeler que les vicissitudes monétaires de 1926 avaient exercé sur la balance du commerce d'immédiates et très caractéristiques répercussions. Fans le tableau suivant qui donne mois par mois le chiffre des importations eb des exportations avec le pourcentage des unes par rapport aux autres, on voit la balance empirer d’une façon continue depuis février jusqu'au mois de juin pour reprendre lentement et devenir bénéficiaire en octobre et en novembre. L’analogie de cette courbe avec celle des changes est frappante. Le plus fort déficit correspond sensiblement au point le plus bas de la dépréciation monétaire. L'équilibre a été acquis du jour où la monnaie s’est stabilisée pour des raisons qui nous le verrons plus loin ne sont pas entièrement imputables au facteur change.

° /odes exportations par rapporl 1926 En milliers de francs aux importations JANVIER NE UNE 1.516.246 RAR 70S 61 HÉN PIE RENE ARE 1SSD55S27 Pa OEULO 81 MAPS CREME ARER 1.900.819 1.470.206 77 PQ à ASP ÉAMARIS TE 1 'BE21S748 IAE 75 MAR TE A RES 1.605.059 1.157.794 72 A ADR UN POSE à 2.823.163 h.592 559 26 JUiHebe ren QUE 1612/1162 1.431.463 8 AO ER AE Re 17915611 1.692.959 85 SODUPINDTENN Re 2 e739 2.314.446 95 OCLOL re RER MAS 1 :913. 709 2.048.309 107 Novembre "1. 1.875.858 1#969587 104 Bécembhrent ee 2.6 9.889 2620176 98

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