‹ Conséquences Économiques de la Stabilisation Belge (1re Année)Chapitre 28 sur 38 · GATE · texte numérisé non relu

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- sement des importations par rapport aux dix premiers mois de 1926 se manifeste avec une particulière netteté dans les sections où sont rangées les marchandises destinées à être transformées ou à recevoir un complément de main-d'œuvre en Belgique. Les importations de produits minéraux par exemple sont en augmentation de tonnes : 2.812.375. Les progrès sont également très sensibles dans les sections des produits du règne végétal et des métaux et ouvrages en métaux.

Les rubriques des machines, engins mécaniques, horlogerie, instruments et appareils non dénommés ailleurs, compositions diverses, etc. accusent au contraire une diminution caractéristique du poids des marchandises importées. Des résultats de sens exactement inverse marquent les mouvements des exportations en tonnages dans les mêmes rubriques sauf cependant pour la section composition diverse où les diminutions s'étendent aux entrées et aux sorties.

La Belgique devient donc de plus en plus un pays exportateur de produits fabriqués. Sans doute cette évolution n'est-elle pas imputable seulement à la stabilisation, mais encore convient-il de remarquer qu’elle ne paraît pas avoir été contrariée par les événements monétaires.

Il est également intéressant de rapporter ici les résultats d'une étude publiée par M. de Leener, professeur à l’université de Bruxelles dans le PBullelin commercial de l’Elal belye.

M. de Leener a suivi au cours des dix mois qui ont

précédé et suivi la stabilisation, les exportations -d’ar-

Le FOR

ticles particulièrement caractéristiques, représentant 48 LA du commerce total. D'après le tableau qu'il a dressé, sur 74 articles, 55 sont en progrès par rapport à la période antérieure à la stabilisation, les 19 restants marquant un recul. Afin de surveiller l'évolution du commerce extérieur il a effectué les mêmes calculs pour

les derniers mois Clement: Au lieu de 19 articles en

recul il en a constaté 23, soit une très minime différence.

Il n’est pas indifférent d'examiner comment se répartit entre les divers pays le commerce extérieur de l’Union Economique et les tendances qu’il manifeste dans chaque cas particulier. Toutefois, nous nous arréterons plus longtemps sur le commerce franco-belge

qui présente un spécial intérêt en raison des événements

monétaires qui ont influé à peu près simultanément

sur l’évolution de l’économie des deux nations. Voici un tableau en milliers de francs belges qui

résume la situation.

Dix premiers mois Commerce en 1926

de la balance coumerciale 10 premiers mois \ de 1926 de 1927 : Importabons “Exportations Grande-Bret. .. + 804.387 + 1.205.725 2.109.870 2.914.257 Allemagne * 1 13.114 + 719.409 1.320.212 1.907.098 SUIS US LA 296 EP 1959 /305 136.908 278.204 italie PS RC #1137:929 123.807 256.066 393. 995 Pays-Bas --°. — 66.968 — 259.417 1.884.250 1.817.282. Etats-Unis re no0e 020 745.707 2.112.212 1.805.183 Argentine .... 1.056.652 -— 1.376 100 1.424.582 367.930 France rc — 1.621.520) —2:368 683439068633 2347.18

Il est d’ailleurs assez difficile d'interpréter les ré-

sultats de ce tableau que les fluctuations des changes

en 1926 ont faussés. Si l’on se réfère aux tonnages, on

constate par exemple, qu’en 1927 pour certains pays les exportations ont diminué en volume et que cepen-

dant leur valeur exprimée en franc belge s’est accrue.

DEP 7e BAUER LAS OENge ER AA

7 En réalité, il n'est que quatre nations vers lesquelles les exportations aient réellement progressé l'Allemagne, les Pays-Bas, l'Argentine et la Grande- Bretagne.

En ce quiconcerne l'Argentine, la Belgique lui a acheté des quantités accrues de denrées alimentaires et de matières premières,en sorte quele déficit de la balance commerciale s’est accentué en 1927.

La Belgique a profité dans ses relations économiques avec la Grande-Bretagne, non seulement de la grève anglaise qui faisait encore sentir son influence au début de 1927, mais également du niveau élevé des prix en Grande-Bretagne et de la hausse du franc français. L'industrie locale a donc pu non seulement concurrencer les industries anglaises sur le marché du royaume dans des branches où elles jouissaient encore, il y a quelques années, d’une suprématie incontestée, mais également supplanter dans les îles les industries françaises que contrariait momentanément le décalage des changes. Ce phénomène est particulièrement remarquabble dans le commerce des textiles, des vêtements, de la lingerie, etc. Il est aussi caractéristique dans le domaine de

l’industrie automobile. Citons quelques chiffres.

Importation de Belgique en Angleterre en quintaux métriques

10 premiers mois de :

1926 1927 Voitures automobiles. Châssis avec moteur et avec carrosserie 1.800 -kgr. | OPEMOIMEN EM Lada bus 1.742 3371 Tissus de coton pur, non façonnés, non TNETOBPISÉSANE COUSINE LL nier ie Orne DHACE

Vêtements, lingerie et confections de . k ROUbE BSD ind meme eee t 8,297 16.124

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