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tour à une monnaie or, entraînant une hausse des prix intérieurs et des salaires, dût placer les exportateurs dans une situation difficile sur les marchés de l’étranger ou les priver tout au moins du stimulant que constitue une dépréciation monétaire lorsqu'elle n’a pas dépassé une certaine limite. Or nous avons constaté
que la balance du commerce extérieur belge au cours
des dix premiers mois de 1927 avait été particulière
ment favorable par rapport aux années antérieures
et que bien plus, non seulement les exportations s'é-
taient accrues, mais comprenaient une part toujours
plus grande de produits fabriqués alors que cette catégorie de marchandises où s’incorpore une main-d’œuvre particulièrement importante aurait dû être la première atteinte par la hausse du prix de revient. En examinant maintenant le courant des échanges franco-belges nous allons faire une remarque bien plus propre à éveiller l’étonnement : notre pays, que le décalage des : francs belge et français aurait dû placer dans une situation défavorisée est la nation qui a le plus amélioré la balance de son commerce avec la Belgique. Voici quels sont en quintaux métriques, car il est difficile de tabler sur des valeurs étant données les vicissitudes monétaires qu'ont subies les deux, les chiffres du commerce franco-belge :
Importations Exportations 10 premiers mois de 1926. 117.847.067 68.622.618
10 premiers mois de 1927. 128.308.569 63.822.148 Rappelons que ces chiffres sont puisés dans le Bulletin
mensuel du commerce spécial de l’Union Belgo-Luxem-