‹ Conséquences philosophiques et métaphysiques de la thermodynamique. Analyse élémentaire de l'universChapitre 174 sur 183 · LIVRE V, CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

LIVRE V, CHAPITRE IV

une certitude aux affirmations arbitraires, dont les uniques point d'appui ont été jusqu'ici la force et la violence chez les uns et la peur chez les autres.

Conclusions générales. — Regard tf ensemble jeté sur la synthèse naturelle de V univers animé. — Rôle que celte synthèse assigne à Vhomme sur cette terre.

L'étude et l'analyse impartiales des faits particuliers viennent de nous conduire à une conclusion qui s'impose désormais à nous comme une vérité acquise une fois pour toutes»

Tout être vivant sur cette terre est un organisme animé ,

c'est-à-dire un mécanisme, un ensemble de pièces en corrélation continue, dont l'activité , dont toutes les fonctions relèvent de la présence temporaire d'un élément générique, distinct en nature de ceux du monde physique.

A l'opposé de Félément intermédiaire ou dynamique , de nature transcendante aussi, mais partout diffus, r élément animique est essentiellement individualisé dans l'espace.

A l'opposé de Félément matière, localisé dans l'espace sous la forme finie de Fatome, Félément animique est , dans son' essence même, incompatible avec toute idée de forme et de limites définies.

Mais, de même que Félément itermédiaire et Félément matière , Félément animique est formé d'espèces , différant toutes les unes des autres, et ne pouvant à aucun titre être confondues. Et, de même que Félément matière est formé d'atomes, Félément animique est formé d'unités individuelles, semblables ou dissemblables : mais avec cette distinction capitale toutefois, que, tandis que deux atomes de même espèce sont nécessairement et partout identiques, deux unités vitales

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de même espèce ne peuvent, au contraire, se confondre en une identité absolue.

Cette synthèse, disons-nous >• est sortie spontanément et tout entière de l'étude des faits opposés en apparence : elle constitue donc une synthèse naturelle, parallèle à celle à laquelle nous a menés l'étude du monde physique. À ce titre nous pourrions désormais nous passer de toute vérification ultérieure fondée, soit sur des considérations philosophiques;, soit sur des considérations relatives à notre manière personnelle de juger. Restons cependant ici encore aussi complets qne possible, et voyons si la synthèse naturelle répond bien effectivement à toutes lés éxigêiices de la science cosmogonique. Parmi ces considérations, il en est qui ont un caractère si .élevé que nous n'aurons point â regretter de nous y être arrêtés. *

Par suite dé sa prééminence incontestable, et surtout in-

Gontestéè, l'homme a toujours été porté à croire que tout ce qui l'entoure est fait pour lui exclusivement : depuis l'oiseau mélodieux, qu.'il mange plus souvent qu'il ne Y écoute > jusque la parure de l'oiseau-mouche pu de la fleur aux parfums suaves ; depuis l'humble plante , depuis Firîsecte qu'il foule; aux pieds:, jusqu'aux étoiles radieuses qu'il daigne à peine regarder! Au lieu de s'estimer heurçux.d'être capable de sentir et de comprendre les splendeurs de l'univers, dans leur ensemble <et dans leurs plus minimes détails , au lieu de n'user de ses inférieurs que dans la mesure dictçe par la justice et la raisorf, au lieu d'exhaler une hymne de gratitude puur avoir été fait si grand entre tous, il a imaginé un finaKsme personnel et égoïste, qui, loin de l'élever, l'abaisse presque, au niveau de ceux qu'il appelle ses esclaves : finalisme tou^ jpurs puéril et absurde', souvent; cruel. ." Ce finalistne, qui est bien en réalité la négation de toute finalité harmonieuse dans l'univers, tombe devant l'examen du moindre des faits relatifs à l'étude psychique des êtres vivants^

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